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 PHILIPPE DAUGA & BIJOU SVP ("LE BIJOU DE GAINSBOURG", show intégral) 21/06/2011 CAFE DES BEAUX ARTS (Paris) : compte rendu

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GUIBERT FRANCOIS
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MessageSujet: PHILIPPE DAUGA & BIJOU SVP ("LE BIJOU DE GAINSBOURG", show intégral) 21/06/2011 CAFE DES BEAUX ARTS (Paris) : compte rendu   Ven 15 Juil - 14:28






La page spéciale

(long compte rendu détaillé,
une douzaine de photos inédites
prises par © Sylvie Raymond)


« "LE BIJOU DE GAINSBOURG"
(show intégral, plus de vingt titres)

par BIJOU SVP
(PHILIPPE DAUGA)
le 21 juin 2011
au CAFE DES BEAUX-ARTS (Paris) »


est en ligne depuis aujourd'hui sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/-g-LE-BIJOU-DE-GAINSBOURG-g---k1-concert-integral-k2--de-BIJOU-SVP--k1-PHILIPPE-DAUGA-k2--le-21-juin-2011-au-CAFE-DES-BEAUX_ARTS--k1-Paris-k2--.-.htm




••••••••••••••••••••••••••••




“LE BIJOU DE GAINSBOURG”

(show complet)

de BIJOU SVP
(PHILIPPE DAUGA)


le mardi 21 juin 2011
au CAFE DES BEAUX-ARTS
(Paris)
:


Deuxième round parisien au Café des Beaux-Arts, après le showcase le 30 mars 2011 au même endroit, pour “Le Bijou de Gainsbourg” de Bijou SVP. Cette fois, il s’agit du show complet, soit une bonne vingtaine de titres.

En ce 21 juin, jour de la fête de la musique, ils jouent à l’extérieur (à l’inverse du concert du 30 mars), sur le trottoir du Café des Beaux-Arts. Cela permet ainsi à quiconque le souhaite d’assister sans problème à ce concert, vu que ce n’est pas la place qui manque. Les personnes passant au hasard de leurs déambulations devant le 7 quai Malaquais s’arrêteront quasiment toutes pendant plusieurs morceaux. Un signe révélateur de l’attractivité implacable du rock’n’roll énergique de Dauga et Bijou. D’ailleurs, pendant “Harley Davidson”, au feu rouge situé à l’angle de la rue des Saints-Pères, un jeune motard se trémoussait en rythme sur son Cheval d’Acier avec le son de basse de Dauga, avant de repartir à toutes berzingues sitôt le feu au vert.

Depuis fin 2010, Philippe Dauga est accompagné de deux nouveaux musiciens, enthousiastes et, à l’évidence, heureux de jouer ce répertoire béni. David Misiti (batterie, choeurs) a une frappe carrée et infaillible, dans la lignée du Dynamite Yan Sound. Christophe Jardon est un guitariste très compétent, au jeu solide, à la hauteur des attentes de Dauga et dans l’esprit live de Bijou. Même si, par la force des choses, aucun guitariste au monde ne pourra égaler le toucher étincelant et inaltérable de Vincent Palmer.

Christophe Jardon chante aussi sur plusieurs morceaux, en duo avec Philippe, ou bien en solo sur un même titre (avec toujours, dans ce cas-là, Dauga aux choeurs sur le refrain) : par exemple, sur “Bonnie And Clyde”.

Mister Dauga, lui, sort à chaque instant d’énormes sons de basse, tour à tour vrombissants, souvent tout cela à la fois. Un vrai bonheur pour les yeux et les oreilles de fans.

A chaque fois qu’on le voit en concert, Copain Dauga est toujours enthousiaste (sans se forcer, juste en étant lui-même), spontané, positif, énergique, joyeux. Que ce soit hors scène ou lorsqu’il se produit en concert.

Il garde intacte la foi dans le rock’n’roll qui habite son coeur, son âme et son esprit de rocker depuis sa plus tendre jeunesse et les folles années Bijou 1977-1981. Ces dernières, d’après les témoignages recueillis ici et là, sont clairement inoubliables pour celles et ceux qui ont eu la chance de les avoir vécues : outre Dauga, Vincent Palmer, Jean-William Thoury, Marie France (et son album “39° de fièvre”, le plus grand disque de l’histoire de la musique électrique)... Sans oublier des fans qui ont côtoyé le groupe et vu en direct les prestations live de Vincent Palmer, Dauga, Dynamite (et Marie France) : par exemple, les soeurs Florence et Nathalie Michelet (venues avec leur chien Dexter), de Meudon-la-Forêt, ou encore Sylvie Raymond, présentes ce soir.

Dauga joue avec un enthousiasme communicatif. Il est heureux de refaire des concerts, de chanter pour des personnes ravies de réentendre en live les chansons de Bijou aux paroles écrites par Jean-William Thoury, ainsi que les reprises fétiches de ce groupe (“Les papillons noirs”, “Les cavaliers du ciel”,“Si tu dois partir”, etc.).

De 21h10 à 23h05 (soit une heure trente de concert au total), “Le Bijou de Gainsbourg” extended version se déroule en trois parties.

Le premier set démarre en trombe avec “Troisième guerre mondiale”. Un titre qui, depuis 2004, ouvre chacune des prestations live de Bijou SVP. La version live est plus pêchue, avec beaucoup plus de guitares, que l’original produit par The Sparks sur le 33 tours “Pas dormir” (1978). Un disque agréable, qui dégage un charme pop sonore sixties soigné.

Allant de l’avant tout en n’oubliant jamais le passé — mythique et magique —, Dauga joue trois de ses dernières créations en trio : d’abord “Autopsy” (2008),
à la rythmique équilibrée et solide. Vient le “Rock de France”, hommage à deux de ses héros français sixties : « Une basse, une batterie, une guitare / Nous, on joue les père fouettards / De Jacques Dutronc et son cigare / Nous, les play-boys en lunettes noires / Blond châtain et cheveux noirs / Nous, on joue “Les papillons noirs” / D’un mec qui s’appelle Gainsbarre / Tout comme lui, on est en costard (...) »

Arrive le rockignolesque “Les rockers de droite” (2006) : « Alors, celle-là, le texte n'a pas été écrit par n'importe qui : par Didier Wampas (« ouaaiss !! », lancent les fans sisters rock Nathalie et Florence Michelet, dont c'est ce soir les sincères et chaleureuses retrouvailles avec Dauga) — ah, je vois qu’il y en a qui connaissent ! »

Retour au Bijou de l’époque 1977/1981, lorsque Jean-William Thoury signait les textes du groupe, avec “C’est un animal”. Grâce au tempo lent de cette chanson, la basse de Dauga est très bien mise en valeur entre les couplets et les refrains.

« Avec Bijou, on a toujours beaucoup aimé les instrumentaux. En voici un ! »
: il s’agit des “Cavaliers du ciel”. La version du jour est un peu fouillie, tendant vers la démonstration technique option débrouillarde. Elle n’égale pas du tout celles (en studio, puis sur scène) magnifiées par la guitare de Palmer et qui figurent sur la long box intégrale 1977/1981 “Jamais domptés” (sortie en 2000 chez Universal).

Après “C’est encore l’automne”, slow désenchanté tendance Ronnie Bird, voici venu le temps d’« une reprise de Bob Dylan, interprété en français par le groupe Fairport Convention en 1969 » : “Si tu dois partir”. Les versions musclées de Bijou — celle en studio 1977 ainsi que celles en live (comme ce soir ou celle jouée par Vincent Palmer le 27 juin 2008 au “Nikola Acin Tribute” au Gibus) — pulvérisent la perception baba cool cajun folk mollassonne qu'avait Fairport Convention pour ce titre. Comme pendant tout le concert sur les autres morceaux, Dauga chante à pleine voix, avec coeur, c’est le pied !

La deuxième partie est entièrement consacrée à l’oeuvre de Gainsbourg, revisitée guitares électriques et gros son de basse en avant. Elle démarre sur les chapeaux de roue, brillamment, avec un son Rolls Royce, par “Relax Baby Be Cool” (« Une chanson qui parle du Klux Klux Klan », explique mister Philippe).

Viennent (dans le désordre) de mémorables versions des tubes “Bonnie And Clyde”, “Je suis venu te dire que je m’en vais”, “Harley Davidson”, chantés et joués de façon vibrante et entière.

En découvrant ces relectures musicalement très rock’n’roll, les puristes du répertoire Gainsbourg — par exemple, ceux qui n’aimeraient avant tout que le Serge G. jazzy chanson française des années 1950 et du tout début des années 1960 — pourraient trouver qu’il s’agit d’un sacrilège. Notamment quand Bijou SVP reprend “La chanson de Prévert” avec un son énorme, qui n’a rien à voir avec la suave et austère version originelle.

Or, justement, par son enthousiasme, sa vitalité, son appétit de vivre, Dauga revisite Gainsbourg avec ses deux nouveaux complices de façon convaincante, énergique, vivante. Comme s’il vivait encore aujourd’hui, qu’il était dans l’assistance. Et qu’il n’était pas l’icône intouchable, inattaquable, officielle, figée, institutionalisée, (morte, en fait...) qu’il est devenu malgré lui après son décès au fil des ans.

“Le Bijou de Gainsbourg”, c’est tout le contraire des nombreux hommages faisandés, officiels, stériles, froids, qui sentent la morgue et les charognards (cf. pour le premier semestre 2011 : les disques “Jacno future”, “Tels Alain Bashung”, ou encore le “Champs-Elysées” spécial Gainsbourg le 19 février sur France 2). Au passage, pourquoi reconnaître le talent et la créativité de nombreux artistes français uniquement après leur décès, alors que de leur vivant, ils étaient quelque peu mis de côté par les médias (ce qui, d'accord, n'était pas le cas de Gainsbourg dans les années 1980) ? Voilà quelque chose de sacrément horripilant...

“Le Bijou de Gainsbourg", c’est un concert joyeux, roots rock’n’roll 100 % bon esprit, avec des imperfections bienvenues, un max' de vibrations positives, comme dans les bandes dessinées de Frank Margerin.

« J’ai eu la chance que Serge m’écrive un titre, “J’en ai autant pour toi”, en 1982. Bon, je n’ai jamais vraiment compris le sens exact des paroles
, reconnaît Dauga. Je me souviens que Serge me dictait par téléphone les paroles qu’il écrivait quasiment en même temps. Mais comme la communication téléphonique passait mal, je lui faisais répéter un mot sur deux parce que je ne comprenais pas ce qu'il disait. Et tout ça juste avant que j’enregistre la chanson en studio. » C’est un bonheur d’entendre en live cette chanson géniale, jamais jouée sur scène par Dauga entre 2004 et 2010 (voire même avant).

Il propose donc une version aéro-pop’n’roll dynamique parfaite de “J'en ai autant pour toi”, pile poil dans l’ambiance de celle qui figure sur son méconnu mais totalement excellent album solo, “Pile ou face” (paru en 1993, et écouté à ce jour pour ma part entre un et deux milliers de fois).

Plus court que les deux premiers (pour cause de couvre-feu à 23h), le troisième set (de 22h35 à 23h05) démarre par “C’est mon avis”, petit boogie rock sympatoche de 2008 au texte faiblard et anecdotique.

Bijou SVP reprend de façon inattendue, surprenante et réussie, pour la première fois sur scène à Paris, l’instrumental rock rhythm’n’blues “Peter Gunn”, avec guitare funky'n'roll de Christophe Jardon.

Ce soir, Dauga et ses acolytes livrent la meilleure version entendue à ce jour de “Betty Jane Rose” (à égalité avec celle figurant sur le 33 tours “En public” de Bijou 1980), ultra pétaradante, au son clair, avec des voix qui portent haut le texte. En intro, Philippe déclare : « Ecoutez bien le texte, il est très ambigu, avec les mots “Betty”, “Jane”, “Rose”, etc. Mais bon, Serge, il était comme ça. »

Pendant les torrides versions des “Papillons noirs” et de “Betty Jane Rose”, un monsieur en costume filme ces deux morceaux. Philippe Dauga improvise dans le micro les présentations au public : « Il s'agit de Jean-Paul Prioul (« euh, non, Jean-Pierre Prioul », rectifie à son tour de façon amusée le guitariste Christophe), ah pardon, oui, Jean-Pierre, qui a été le majordome de Serge et Charlotte Gainsbourg.»

« Celle-là, vous la connaissez tous, une chanson de Jacques Dutronc ! » Et c’est parti pour une version 1 2 3 4 carrée sur le plan musical de “La fille du père Noël”. Par contre, Philippe s’emmêle les pinceaux dans les trois couplets, plaçant des vers du deuxième dans le premier, etc. Mais ce n’est pas grave du tout, car c’est chanté avec sincérité et avec l’amour pour le rock’n’roll en français des pionniers sixties. Et surtout avec l’esprit Dauga, revigorant et énergique.

François Guibert

(14 juillet 2011)




Photos : Sylvie Raymond
(21 juin 2011)

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GUIBERT FRANCOIS
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MessageSujet: Re: PHILIPPE DAUGA & BIJOU SVP ("LE BIJOU DE GAINSBOURG", show intégral) 21/06/2011 CAFE DES BEAUX ARTS (Paris) : compte rendu   Ven 26 Aoû - 23:04



© Sylvie Raymond


Ecoutez
la version studio (2006) du titre

"LES ROCKERS DE DROITE"
de BIJOU SVP (Philippe Dauga)

sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=k-FWkEFx4p8


Texte : DIDIER WAMPAS
Musique : PHILIPPE DAUGA & PATRICE LLABERIA


•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••


Ecoutez

1°) "LES PAPILLONS NOIRS" (version studio 2006)
par BIJOU SVP (Philippe Dauga)

sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=djmk2ZbzYWM&feature=channel_video_title


2°) "TANT DE REGRETS"
(chanson hommage à SERGE GAINSBOURG)

par PHILIPPE DAUGA (1993)

sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=1tCZQk5xgKQ&feature=channel_video_title


3°) "LOLA" (1988, texte de JACQUES DUVALL)
par BIJOU (Vincent Palmer & Philippe Dauga)

sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=AIsQY0gPXXM


4°) "PASSAGE SOUTERRAIN" (1988, texte de JACQUES DUVALL)
par BIJOU (Vincent Palmer & Philippe Dauga)

sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=0cZ7ZiQGvL4




© Claude Gassian


5°) "4, 3, 2" (1985, texte de BORIS BERGMAN)
par VINCENT PALMER

sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=1gXS58jtmT0


6°) "SPORTSTER" (1985, instrumental)
par VINCENT PALMER

sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=sIAGWeVKy7A




7°) "ALLERGIQUE"
(1988, texte de JACQUES DUVALL,
musique et guitares de VINCENT PALMER)

par LIO

sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=hY4NM-_7LhY




Dessin : Hugo Pratt
(1988)



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Tout sur "LE BIJOU DE GAINSBOURG" par BIJOU SVP

- le 21 juin 2011 au Café des Beaux-Arts (Paris) ici :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/-g-LE-BIJOU-DE-GAINSBOURG-g---k1-concert-integral-k2--de-BIJOU-SVP--k1-PHILIPPE-DAUGA-k2--le-21-juin-2011-au-CAFE-DES-BEAUX_ARTS--k1-Paris-k2--.-.htm

- le 30 mars 2011 au Café des Beaux-Arts (Paris) ici :
http://www.lachanteusemariefrance.fr.gd/BIJOU-SVP--k1-PHILIPPE-DAUGA-k2--presente-en-avant_premiere--g-LE-BIJOU-DE-GAINSBOURG-g--le-30-mars-2011-au-CAFE-DES-BEAUX_ARTS--k1-Paris-k2--.-.htm




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MessageSujet: Re: PHILIPPE DAUGA & BIJOU SVP ("LE BIJOU DE GAINSBOURG", show intégral) 21/06/2011 CAFE DES BEAUX ARTS (Paris) : compte rendu   Sam 27 Aoû - 14:50



Photo de Philippe Dauga
prise par Tony Frank
le 30 mars 2011
au Café des Beaux-Arts (Paris).


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Collector : la version démo (2006)
de la chanson "LES ROCKERS DE DROITE"

de BIJOU SVP (Philippe Dauga)

est en écoute sur ce lien :
http://www.youtube.com/watch?v=kdJKHrJlK6U





Photo de Philippe Dauga
prise par Sylvie Raymond
le 21 juin 2011
au Café des Beaux-Arts (Paris).

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MessageSujet: Re: PHILIPPE DAUGA & BIJOU SVP ("LE BIJOU DE GAINSBOURG", show intégral) 21/06/2011 CAFE DES BEAUX ARTS (Paris) : compte rendu   Lun 2 Avr - 14:03



Nouvelle page spéciale :


« ALAIN CHENNEVIÈRE & THE STEVENSONS
le 31 mars 2012
au Cornemuse à Arleuf (58),

avec PHILIPPE DAUGA (BIJOU)
en invité surprise »


sur ce lien :
http://alainchenneviere.fr.gd/ALAIN-CHENNEVIERE-AND-THE-STEVENSONS-le-31-mars-2012-au-CORNEMUSE-a-ARLEUF--k1-58-k2-,-avec-PHILIPPE-DAUGA--k1-de-BIJOU-k2--en-guest-surprise-.-.htm


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MessageSujet: Re: PHILIPPE DAUGA & BIJOU SVP ("LE BIJOU DE GAINSBOURG", show intégral) 21/06/2011 CAFE DES BEAUX ARTS (Paris) : compte rendu   Sam 7 Avr - 13:16



"JE VEUX ETRE NOIR"

(reprise de NINO FERRER)


par BIJOU SVP (PHILIPPE DAUGA)

en 2006,

en écoute sur ce lien (à copier-coller) :

http://www.youtube.com/watch?v=tRvmlJyVxNU&feature=youtu.be


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MessageSujet: Re: PHILIPPE DAUGA & BIJOU SVP ("LE BIJOU DE GAINSBOURG", show intégral) 21/06/2011 CAFE DES BEAUX ARTS (Paris) : compte rendu   Lun 4 Juin - 23:36



Ecoutez les chansons

"SANS PITIE"
(1993, texte JEAN-WILLIAM THOURY)

+ "Où EST PASSé LE TEMPS"
(1993, texte JEAN FAUQUE)

par PHILIPPE DAUGA

sur ce lien (à copier-coller) :
http://www.youtube.com/watch?v=WL3mxxUolnk&list=UUucU2H8wYnKsZIfD3ricN1A&index=1&feature=plcp


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MessageSujet: Re: PHILIPPE DAUGA & BIJOU SVP ("LE BIJOU DE GAINSBOURG", show intégral) 21/06/2011 CAFE DES BEAUX ARTS (Paris) : compte rendu   Dim 26 Aoû - 22:43




"L'ENCYCLOPEDIE DU ROCK'N'ROLL"
+ "ROCK'N'ROLL MUSETTE"


de GERARD BLANCHARD 1983

avec VINCENT PALMER aux guitares
et PHILIPPE GUYOT (1) à la basse

sont en écoute sur ce lien à copier-coller :

http://www.youtube.com/watch?v=fr_S1G3GSGw&feature=youtu.be


(1) : basse & chant dans Dennis' Twist,
basse sur tout l'album "39° de fièvre" (1981) de Marie France, etc.

Photos : Jean-Baptiste Mondino.


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MessageSujet: Re: PHILIPPE DAUGA & BIJOU SVP ("LE BIJOU DE GAINSBOURG", show intégral) 21/06/2011 CAFE DES BEAUX ARTS (Paris) : compte rendu   Jeu 30 Aoû - 18:17




FRANDOL reprend

"LES PAPILLONS NOIRS" (2000)

en écoute sur ce lien à copier-coller :

http://www.youtube.com/watch?v=vPeYTFRYHnk&feature=youtu.be


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MessageSujet: Re: PHILIPPE DAUGA & BIJOU SVP ("LE BIJOU DE GAINSBOURG", show intégral) 21/06/2011 CAFE DES BEAUX ARTS (Paris) : compte rendu   Jeu 20 Déc - 18:52





Nouvelle page spéciale

« Compte rendu détaillé
du concert de PHILIPPE DAUGA (BIJOU SVP)
& ALAIN CHENNEVIÈRE
& Friends (ENZO IANNUZZI, FRANCK BALLIER, TONY GRIECO

le 8 novembre 2012
à la VELVET GALERIE »


en ligne sur ce lien (à copier-coller) :

http://lachanteusemariefrance.fr.gd/PHILIPPE-DAUGA--k1-BIJOU-SVP-k2--et-ALAIN-CHENNEVIERE-and-Friends-le-8-novembre-2012-a-la-VELVET-GALERIE--k1-Paris-k2---d--compte-rendu-.-.htm



• Ci-dessous lors des répétitions :








•••••••••••••••••••••••••••





PHILIPPE DAUGA (BIJOU SVP)

& ALAIN CHENNEVIÈRE
& Friends

(FRANCK BALLIER,
ENZO IANNUZZI,
TONY GRIECO)



Jeudi 8 novembre 2012

à la Velvet Galerie (Paris 6e)


lors du vernissage de l’exposition photo
“ABOUT ROCK MUSIC” de TONY FRANK :




De 19h55 à 20h55, Philippe Dauga et ses amis délivrent 
ce soir un concert géant — au niveau musical, humain et artistique — et super chaud de pur rock’n’roll. Le lieu
est exigu (trente mètres carrés ?) mais, du coup, très chaleureux car bondé de personnes 100 % intéressées 
par les photos de Tony Frank et la musique électrique. Pas de m'as-tu-vu et de “je suis là pour me montrer”.

« Bonsoir ! Bravo et merci d’être venu, s’élance Dauga. 
Ça doit faire plaisir à Tony Frank qui est quand même la vedette de la soirée. » À la caisse claire : Franck Ballier, « tambour majeur » (© Dauga), qui a joué dans Bijou SVP de 2004 à 2010 et vient prêter main forte à son pote Philippe.

À la guitare : Enzo Iannuzzi. « Ce guitariste de 17 ans 
trois quart vient d’arriver à mes côtés depuis un mois, 
on a répété trois fois mais vous allez voir que ça le fait. 
Je tiens à remercier beaucoup de monde que je connais ici, dont mon ami Philippe Fromentin avec qui on a fait cette expo. C’est un grand mec. Il a fait ce qu’il fallait pour Tony. 


Je salue aussi celui qui est, je dirais, le plus ancien 
— je n’ose pas dire l’âge parce que ce n’est pas la peine. Mais en tout cas, Hugues Aufray est là ! Ça me fait chaud au cœur, on a été bercé par beaucoup de ses chansons dans ma jeunesse. Jean-William Thoury a dû faire quelque interview de vous, Hugues ? (« Non, jamais », dit JWT). Jamais ? C'est un journaliste de Rock & Folk, Juke Box Magazine, j’en passe et des meilleurs. Ben écoute, ça se fera sûrement.
En tout cas, bravo Hugues pour la carrière exemplaire. Car à un moment, il me semble que pendant une grosse période, plus ne le prenait à la télé (sourire). En tout cas, il n’a pas lâché le morceau. 

On va commencer par un morceau de Bijou, écrit en 1976 par Jean-William Thoury qui est là devant moi. Il a été le parolier, le manager de Bijou et a représenté encore beaucoup plus que cela. »

Ça démarre donc avec le trépidant “Troisième guerre mondiale”. « Une basse, une batterie, une guitare » (comme le dit la chanson “Rock de France” de Bijou SVP 2009) et ça cognera sec’n’roll comme cela pendant tout le concert. Tous les morceaux seront joués de façon brillante, avec une méga patate.

Le son massif de basse de Copain Dauga dès qu’il tapote sa basse, c’est dément. C’est tout le contraire des slaps 
de basse (le top de la ringardise). C’est un son… à la Dauga ! Quelque chose d’implacable, de totalement 
“1 2 3 4 carré” en diable (et ce soir, il ne cassera aucune corde). Tous les morceaux seront brillamment joués, de manière rafraîchissante.

« 1976, toujours, on faisait des choses un peu hors normes, on traitait de thèmes inhabituels pour l’époque : voici 
“C’est un animal”, un texte écrit par Jean-William et qui parle de la prostitution. Hommage à Thoury ! » Et hop, 
rock intense medium à la Ronnie Bird et qui repose 
sur la basse nerveuse du Dauga.

« Le texte du prochain titre, “Les rockers de droite”, 
a été écrit par Didier Wampas. Ça m’étonne pas de lui 
mais j’en fais mon affaire (sourire rieur). » De sa voix claire et enthousiaste, Dauga chante ce speed rock frankmargerinesque, secondé par ses amis. Il s’éclate 
tel un teenager aux “Rock’n’roll Friday” 2005/2008 
du Gibus et du Tryptique.

« La chanson suivante, je la dédie à celui qui, ici, est sans doute son plus gros fan : Hugues Aufray. Il s’agit d’un morceau de Bob Dylan interprété en français par le groupe Fairport Convention dont le titre original est, Jean-William va nous le dire (— « “If You Gotta Go, Go Now” », souffle JWT), voilà ! Et on l’avait reprise avec Bijou : “Si tu dois partir” ! » Passée à travers le francophile filtre de Bijou, cette folk baba pop music song devient un rock électrisé 
à la française

Dauga pointe du doigt l’anthologique photo (apposée au mur et sous verre) de Bijou entourant Serge Gainsbourg, tous en costards de scène, prise en 1979 dans les coulisses de Mogador : « Sur cette photo, moi je suis à gauche, il y a quelqu’un qui a beaucoup compté : Serge Gainsbourg. Avec Bijou, on a repris un titre de lui qui s’appelle “Les papillons noirs”. »

Franck, Enzo et Philippe livrent une fantastique version bon esprit desdits “Papillons noirs”. Quelle joie d’assister à l’interprétation live, à un mètre des protagonistes, de ce classique de la chanson devenu classique du rock et roll d’ici par celui qui (avec Dynamite Yan et Vincent Palmer) a fait redécouvrir ce morceau à la France électrique. Vers la fin du morceau, les spectateurs chantent à plein cœur les mots « Un papillon noir ! Un papillon noir ! Un papillon noir ! ».

« Toutes ces photos autour, ça me fait tout drôle. Car ce sont des groupes, des artistes qui ont été très importants pour moi. Ça a été en quelque sorte mon compagnonnage, vous voyez ce que je veux dire ? Surtout les Who, les Stones. » Le power trio aux bonnes vibrations positives envoie le “Rock à la radio”, « même si on n’en entend plus beaucoup actuellement (de rock à la radio, ND FG) ».

« Ah oui ! Maintenant un instrumental, me dit Enzo, pour reposer ma voix afin de récupérer un peu : “Les cavaliers du ciel”. » Sur cette version des “Cavaliers du ciel”, le son de guitare est moins brouillon, plus agréabe, que celui entendu sur ce même titre les 30 mars et 21 juin 2011 lors de la prestation de Bijou SVP au Café des Beaux-Arts.

« Un dernier morceau (« Oooh », © le public), non mais parce que après, on a des invités. Voici “La fille du père Noël” ! » Comme à chaque fois sur cette reprise, c’est le running gag assuré : Dauga s’emmêle dans les paroles, prenant deux vers du deuxième couplet pour les mettre dans le premier, etc. (c’est aussi le cas sur “Si tu dois partir”). Et ça l’effectue toujours autant parce que c’est involontaire, spontané, chanté avec cœur et de toute sa wild soul’n’roll voice (comme chaque titre qu’il interprète).

« Maintenant, j’accueille, vous les avez reconnus, on n’a pas besoin de les présenter, non ? Ah, il est comme moi, Alain, il n’aime pas trop ça, les présentations. Voici Alain Chennevière au chant, et Tony Grieco à la guitare. »

Alain Chennevière est sans aucun doute l’artiste français le plus à l’aise lorsqu’il s’agit de reprendre des standards en anglais des années 1950/1960 avec une diction, un accent et un feeling irréprochables (1). Rock’n’roll, rhythm’n’blues, doo-wop ou gospel, cet homme sait tout faire.

Donc, là, hop, simple formalité et pourtant totale éclate de sa part (avec plein de gestuelles des mains et tout) comme pour le public, il chante “No Particular Place To Go” de Chuck Berry. De façon bien mieux, d’ailleurs, que lorsque Eddy Mitchell chante “À crédit et en stéréo”.

« On va calmer le jeu », dit Alain, tandis que Tony entame le riff aiguisé de “Little Sister”, un titre très légèrement plus lent (à peine) que les deux hits du Chuck lors de ce set mais tout aussi électrique. Franck et Tony assurent à fond. Mention spéciale pour le break batterie/guitare avant chaque refrain.

« Encore un petit Chuck ? On joue pas souvent des titres de Chuck, ces jours-ci. Autour de nous, il y a des supers photos de Tony Frank. Parmi celles-ci, si je devais partir avec l’une d’entre elles sans que ça se sache, hé hé, ça serait celle-là, la première à l’entrée » : Alain désigne une photo format horizontal de Chuck Berry sur scène à l’Olympia en 1966. Il embraye sur un furieux “Sweet Little Rock’n’Roller”, se délestant de son blouson de cuir noir, empoignant le micro de nouveau. Les “doomdoomdoomdoom” de la basse vibrent à toute allure.

« La prochaine, je vais la dédier à Christian, présent ce soir, car elle a été écrite et chantée par quelqu’un qu’il a bien connu. » Résonne alors une intro ressemblant à… bon sang, mais c’est bien sûr : “Brand New Cadillac”. Sur ce titre, Alain adopte volontairement, clin d’œil aux initiés (il n’y a que ça ce soir dans la salle), une gestuelle à la Vince Taylor : déhanché, bras croisé au-dessus de la tête pendant trois secondes le temps d’un solo de Tony, etc.

Sur les mots « Com’on baby! », avec son bras, il adresse un salut à Laura Mayne, présente dans l'assistance. Et sur le vers final répété quatre ou cinq fois, il improvise une diction syncopée robotique limite Kraftwerk rockab’ : « She ain’t never comin’ ba’ ba’ bac’ bac’ bac’ back! »

Sur l’un de ces quatre titres, notre adepte de la précision spontanée du jeu de scène donnera aussi un petit et soigné coup de pied dans le pied de micro, comme Johnny Hallyday. Dauga (basse uniquement, pas de chœurs), Franck et Tony délivrent un écrin improvisé et nickel chrome pour le chant perfect, volant dans les airs, d’Alain.

Alain s’éclipse pour laisser Dauga, Tony et Franck s’approprier de façon cinglante “Peter Gunn”, dans un son aigu percutant proche de la version de “Last Night” par Pura Vida 1977 (alias Bijou), sur la compilation “Les plus grands succès du punk”.

Enfin, sous les yeux d’un Frank Margerin aux anges car ultra méga fan des groupes français des années 1960, le trio reprend “Il revient” (“Say Mama” de Gene Vincent en version française et masculine). « Wohouwohouwo wohouwohouwo Houwohouwo ! »

Juste après, Copain Dauga discute bien volontiers avec les uns et les autres : Valli, etc. Posant en photo avec deux admirateurs, il leur dit à propos de ce concert : 
« Belle leçon de jeunesse (franc sourire) ! On lâche pas 
le morceau. On va revenir jouer à Paris. »

François Guibert


(19 décembre 2012)


N.B. : Également présents dans le public, Vic Laurens 
(Vic Laurens !) des Vautours, Long Chris (Long Chris !! — le plus grand parolier de Jean-Phi’ Smet, après Manou Roblin des “Rocks les plus terribles”), Mac Telliam 
(ingénieur du son Bijou 1977/1982 et du spectacle 
“Mon BB” de Marie France en 2009), Marc Loy, 
Pierre Mikaïloff, Domnique Tarlé, Patrice Gaulupeau (réalisateur de “Hallyday par Johnny”, documentaire 
de cinq heures diffusé sur Canal Plus en 2000, et caméraman attitré de Johnny dans les années 1990), 
Rémi Bouet (président de “Limited access”, le fan club officiel de Hallyday).

(1) : D'ailleurs, anecdote, estomaqué par l’aisance 
vocale de son ami Chennevière, Niki Demiller, 
alors qu’ils étaient en plein duo (“Une décision”) 
lors d’un concert des Stevensons à l’Angora 
au printemps 2012 avait sorti spontanément, 
entre deux vers, un « Il est trop fort ! » admiratif.






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GUIBERT FRANCOIS
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MessageSujet: Re: PHILIPPE DAUGA & BIJOU SVP ("LE BIJOU DE GAINSBOURG", show intégral) 21/06/2011 CAFE DES BEAUX ARTS (Paris) : compte rendu   Dim 1 Mai - 21:46




Nouvelle page spéciale

« Compte rendu du concert “1976/2016” de BIJOU (PHILIPPE DAUGA),

le 22 avril 2016 aux RENDEZ-VOUS D'AILLEURS (Paris) »


en ligne sur ce lien :

http://lachanteusemariefrance.fr.gd/BIJOU--k1-PHILIPPE-DAUGA-k2-%2C-concert--g-1976_2016-g--le-22-avril-2016-aux-RENDEZ-VOUS-D-AILLEURS--k1-Paris-k2---d--compte-rendu-.-.htm





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BIJOU (PHILIPPE DAUGA)

Concert le vendredi 22 avril 2016

aux Rendez-Vous d’Ailleurs
(109 rue des Haies, Paris 20e) :


« Avec Bijou, on a fait ce qu’on a voulu. C’était parfait. On visait un public rock, les connaisseurs, les élites. Les gens qui apprécient la finesse. Notre soliste, Palmer, était un vrai styliste. Ce qu’il ne jouait pas était aussi important que ce qu’il jouait. Dynamite était sans conteste le meilleur batteur, et Dauga le chanteur qui chantait le plus fort de tous les groupes de l’époque. La réunion des trois offrait une synergie fabuleuse. On était bien le seul groupe français à revendiquer une tradition tricolore. Sans que ça paraisse rétro. »
© Jean-William Thoury, parolier, réalisateur, manager de Bijou 1977 à 1982, dans “Rock&Folk” (novembre 2015)

Nouvelle appellation scénique en 2016 ainsi qu’en couv’ de l’album paru ce mois-ci : Bijou (Dauga). Un nom moins jivaro que Bijou SVP (rappel : “Sans Vincent Palmer”).

Lorsqu’on va voir Philippe Dauga sur scène, c’est dans l’optique “l’ex-bassiste de Bijou qui se produit en solo” (avec des musiciens). Même s’il y a le mot “Bijou” sur le ticket ou l’affiche.

De cette manière, impossible de rechigner en se disant « c’était mieux avant ». Surtout quand le “avant” (concerts Palmer Dauga Dynamite et sorties d’albums, de “Danse avec moi” à “Bijou Bop”), on ne l’a pas vécu en direct (1).

Évidence et bon sens : au sein de la nouvelle formation, à aucun moment, personne ne songe à ou n’a la prétention de remplacer le guitariste-chanteur Vincent Palmer ainsi que le batteur Dynamite Yan. Avec Dauga, ils resteront à jamais le trio de référence. Sans oublier Jean-William Thoury en homme de l’ombre (parolier, réalisateur). Ainsi que Marie France, déesse chanteuse rockeuse, et son album “39 de fièvre” (1981), réalisé avec trois Bijou (mais sans Dauga).

Cet état d’esprit de ne pas se croire califes à la place des califes était déjà présent dans les deux précédentes formations de Bijou SVP : Patrice Llaberia (guitare, parfois au chant) & Franck Ballier (batterie) de 2004 à 2010. Puis Christophe Jardon (guitare, parfois au chant) & David Misiti (batterie) en 2011 et 2012.

Les deux nouveaux venus, François “Frantz” Grimm (guitare) et Jo Matiss (batterie), ne sont pas pour autant des branques. Cette date parisienne est le deuxième concert officiel qu’ils donnent aux côtés de Dauga. Les trois réunis impressionnent par leur savoir-faire rock’n’roll. Le son, l’énergie, la musicalité enthousiasment et ravissent direct, sans retenue.

Les guitares, rythmiques ou solo, de Frantz respectent celles gravées pour l’éternité sur disque par Palmer. Tout en s’octroyant des libertés afin que le pubic n’ait pas l’impression d’entendre un copier-coller en moins bien.

On ne s’ennuie pas en écoutant les guitares du Frantz. Elles ne sont pas là pour remplir l’espace sonore. Frantz joue très bien de la guitare. Il a la technique adéquate tout en mettant en avant le feeling et le plaisir de jouer.

Dauga joue de la basse à la Dauga. C’est-à-dire avec un son massif, qui claque à chaque note, solide, ultranerveux, vibrant, vrombissant sans cesse.

Dans la grande tradition daugatesque, il casse même une corde durant “Au nom de l’amour” tellement il est à bloc (et se trompe comme d’hab’ dans les couplets de “La fille du père Noël”). Prévoyant, il prend sa basse de rechange pour la suite du concert. Un méga son de basse qui s’accorde à merveille avec la frappe carrée et irréprochable de Jo Matiss.

La set list de ce concert est constituée de douze titres (sur vingt-deux) du répertoire historique (lire plus bas). En prime, il y a des reprises : “Brand New Cadillac” chanté par Frantz, “Harley Davidson”.

“Harley Davidson” s’inspire de la version “Générations rock’n’roll” diffusée en juin 1989 sur Canal Plus. Avec Lio, Helena Noguerra (look d’enfer pour les sisters pop model), Stéphane Sirkis et un batteur, Philippe Dauga en proposait une première mouture french pop’n’roll eighties. Quelque chose de super flashant et d’électrisant dans ce son typiquement français ainsi que visuellement : énorme coup de coeur ce soir-là pour cette prestation. En 2016, live et CD, il garde les « hey ! hey ! Harley Davidson » au milieu et les chœurs « Que m’importe de mourir » vers la fin. Il rajoute partout (via Frantz) plein de guitares électriques.

Des instrumentaux : le suprafunk rock “Peter Gun” enchaîné à “Pipeline”, dans une ambiance beaucoup plus Johnny Thunders que groupe surf sixties. Ainsi que trois créations Bijou SVP du vingt-et-unième siècle : “Les rockers de droite” (texte de Didier Wampas), “Redescends sur terre”, “Autopsy”.

Deux nouvelles compositions figurant sur le nouveau disque sont présentées pour la première fois live à Paris. D’abord, “Écran noir”. Cette agréable ballade de variété, placée de façon judicieuse au milieu de morceaux punchy sur CD, devient beaucoup plus rock en live, petite-fille de “C’est encore l’automne”.

Ensuite, “Descente aux enfers” : « Celle-là, c’est pour tous les copains qui ont divorcé, donc pour 98 % de mes copains », rigole Dauga. Dans sa version studio, les guitares font penser aux Rolling Stones. C’est moins le cas dans son interprétation live et tant mieux. Jamais Palmer ne se serait aventuré dans ce style de guitares à la Keith Richards/Ron Wood.

Ce concert rappelle les sensations procurées par le concert de Bijou SVP le 24 novembre 2004 au Hard Rock Café (Paris). Quinze années, de 1989 à 2004, à écouter des milliers de fois les disques de Bijou et enfin, la réalisation d’un rêve : voir un Bijou sur scène.

Aux côtés du guitariste Patrice Llaberia et du batteur Franck Ballier, il ressuscitait avec grâce une douzaine de titres de Bijou AVP : “La fille du père Noël”, “Troisième guerre mondiale”, “Au nom de l’amour”, “Garçon facile”, “C’est un animal”, “Je hais les mecs comme toi”, “C’est encore l’automne”, “Rien qu’un doute”, “Rock à la radio”. Plus les instrumentaux “Dynarock”, “Les cavaliers du ciel” et une reprise, “Il revient” (version masculine française de “Say Mama” de Gene Vincent).

De 2006 à 2012, Dauga a donné régulièrement plusieurs concerts à Paris avec Bijou SVP. Mais ce 22 avril 2016, ces impressions de redécouvertes live de titres dont on connaît par cœur les versions studio reviennent. On se sent chanceux d’assister à ce concert (ouvert à toutes et à tous) en petit comité.

C’est sensationnel de voir Dauga s’éclater à jouer et chanter “Les papillons noirs”, “C’est un animal”, “Rock à la radio”, “Danse avec moi”, “Betty Jane Rose”, etc. Il est en éblouissante forme vocale et physique. Il a la gnak. L’envie de faire du rock’n’roll électrique, d’enregistrer des disques, est intacte. Il demeure à vie un gamin de 17 ans, l’expérience en prime.

En live et dans son nouveau CD, Dauga a le même  panache aéroturbodynamique que sur son fantastique album solo “Pile ou face” (2). “Le kid” est supérieur à la version studio de l’album “Pas dormir” (1979.

“Si tu dois partir”, plus soul et rhythm’n’blues que la lecture initiale power pop avec Dyna et Palmer, “(Je connais) Ton numéro de téléphone par coeur” et “Non, pas pour moi” sont aussi bien que les originaux studio avec Palmer.

Ce n’est pas le même son de guitare que lorsque Palmer est à l’œuvre. Personne ne peut et ne pourra jouer comme lui. C’est le maître de la six-cordes du rock’n’roll français. Mais les guitares de Frantz sont aussi éclatantes et réussies, dans un spectre sonore différent.

Ça turbine à fond, l’alliance Dauga Grimm Matiss connaît son affaire. Dans la manière de jouer quelques-uns des rocks les plus terribles de Bijou, tout est déjà en place entre eux. Comme pour ce concert parisien, la magie est là. C’est un vrai groupe de rock’n’roll.

François Guibert

(1er mai 2016)

N.B. : pour acheter le nouvel album CD “Bijou (Dauga) : 1976/2016”, envoyez un mail à bijousvp@yahoo.fr

(1) : à titre personnel, 4 ans lors de la parution du 33 tours “Danse avec moi”. 5 ans quand sort “OK Carole”. 7 et 8 ans lors des concerts “39 de fièvre” de Marie France & Bijou au Bataclan (juillet 1980) et Palace (4 juin 1981). Et ainsi de suite.

(2) : réalisé par Philippe et son frère Dominique Dauga, paru sur le label Rock Paradise, ce disque de 1994  mérite de figurer à côté des albums Bijou 1977/1982.
Dauga devrait jouer sur scène des titres de cet album, même si peu de monde le connaît et que le public applaudira forcément plus vivement les titres de Bijou. “Pile ou face”, avec Gordon Russell pour la quasi-totalité des guitares, est un moment fort de la vie artistique de Dauga.

•••••••••••





Set list du concert de Bijou (Dauga) le 22 avril 2016 à Paris
(durée : 80 mn):


• “C’est un animal”
• “Troisième guerre mondiale”
• “Écran noir”
• “Redescends sur terre”
• “Autopsy”
• “Harley Davidson”
• “Descente aux enfers”
• “C’est encore l’automne”
• “Au nom de l’amour”
• “(Je connais) Ton numéro de téléphone par cœur”
• “Le kid”
• “Les rockers de droite”
• “Peter Gunn”
• “Pipeline”
• “Brand New Cadillac”
• “Les papillons noirs”
• “Si tu dois partir”
• “Rock à la radio”
• “La fille du père Noël”
• “Danse avec moi”
• “Betty Jane Rose”.


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