MARIE FRANCE



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 MARIE FRANCE + BENJAMIN SCHOOS & LES EXPERTS EN DESESPOIR interprètent les chansons de JACQUES DUVALL 15/11/2011 TROIS BAUDETS (Paris) : compte rendu

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GUIBERT FRANCOIS
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MessageSujet: MARIE FRANCE + BENJAMIN SCHOOS & LES EXPERTS EN DESESPOIR interprètent les chansons de JACQUES DUVALL 15/11/2011 TROIS BAUDETS (Paris) : compte rendu   Mer 21 Déc - 21:41



© Richard Dumas




“KISS”,
le nouveau CD rock'n'roll
de MARIE FRANCE
& LES FANTÔMES
,
paraîtra fin janvier 2012
chez FREAKSVILLE RECORD.

Textes de JACQUES DUVALL,
musiques de BENJAMIN SCHOOS.

• Les morceaux sont
en téléchargement légal

— sur iTunes en mp3 :
http://itunes.apple.com/be/album/kiss/id485575269?l=fr

— et sur le site Freaksville

en qualité CD Wav
(à partir du master original) :
http://www.freaksvillerec.com


depuis le 19 décembre 2011 :


1 • “Dieu pardonne” (1’53”)

2 • “Le détecteur de mensonges” (2’38”)

3 • “Trop de boucan” (2’30”)

4 - "Le bon, la brute et le truand" (3’26”)

5 • “Un garçon qui pleure”
(3’24”, en duo avec Chrissie Hynde
— musique de François Bernheim)

6 • “C'est un ordre” (3’36”)

7 • “Yallo Kibou” (3’01”)

8 • “Petite catin” (3”39’)

9 • “Sorcière” (3’18”)

10 • “Elle ou moi” (4’18”)

© Freaksville Record FRVR37






•••••••••••••••••••••••••••••••••••••



© Manuel Zublena
(Glazart, 2000)





Nouvelle page


(avec compte rendu détaillé
et de nombreux visuels)


« MARIE FRANCE
& BENJAMIN SCHOOS
(MIAM MONSTER MIAM),
avec LES EXPERTS EN DÉSESPOIR,
interprètent les chansons
de JACQUES DUVALL
le 15 novembre 2011
aux TROIS BAUDETS (Paris) »

sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/MARIE-FRANCE-et-BENJAMIN-SCHOOS--k1-MIAM-MONSTER-MIAM-k2-%2C-avec-LES-EXPERTS-EN-DESESPOIR%2C-interpretent-les-chansons-de-JACQUES-DUVALL-le-15-novembre-2011-aux-TROIS-BAUDETS--k1-Paris-k2---d--compte-rendu-.-.htm





MARIE FRANCE

+ BENJAMIN SCHOOS
(MIAM MONSTER MIAM)

& LES EXPERTS
EN DESESPOIR

Mardi 15 novembre 2011
aux TROIS BAUDETS (Paris) :


Après trois éclatants concerts de Miam Monster Miam & les Loved Drones (1), l’équipée Freaksville Record revient illuminer l’année 2011 live à Paris. Chaque passage de la créative fratrie belge dans la Ville Lumière de la Princesse du rock’n’roll est attendu avec ferveur par les mégadingoparisianfreaksvillefans.

Sauf que, patatra, gros imprévu trois jours avant le concert : Jacques Duvall est cloué au lit, chez lui à Bruxelles. Impossible de pouvoir être présent au spectacle dont il devait être la vedette.

Système D(uvall) attitude : pour faire honneur à Mister D. et ne pas décevoir les fans parisiens, Benjamin Schoos — alias Miam Monster Miam — décide d’assurer le chant de tous ces titres qu’il a composés pour l’album “Expert en désespoir” (paru en janvier 2011 chez Freaksville).

Et comme le promet Julien Bassouls (qui dirige les Trois Baudets) de façon officielle et indérobable sur la scène du 64 bd de Clichy en début de soirée : « Jacques Duvall reviendra chanter ici, dans cette salle, car on l’aime. »

À 21h40, Sophie Galet et ses trois musiciens (dont le batteur Jérôme Danthinne, des Loved Drones) livrent une belle prestation électroacoustique de folk pop intimiste en français. « J’ai toujours rêvé de pouvoir enfin dire : “Bonsoir Paris !” », dit-elle, amusée, émue, après la première chanson.

“Même si tu t’ennuies”, “Mourir nue”, “L’Excelsior”, “Je t’ai dans la peau”… On découvre en six ou huit chansons un univers charmant, onirique, conçu pour être joué et écouté dans des endroits intimistes (comme c’est le cas aux Trois Baudets). Son CD “Stella Polaris” est sorti en octobre chez Freaksville.

Le set de Benjamin Schoos & Les Experts en Désespoir démarre à 22h40 par “Désespère”. Avec Sophie Galet cette fois aux chœurs (durant tout le set), le groupe transforme la nonchalance reggae de la version studio en une ambiance jazz, swing langoureux. Il y a de beaux sons de piano-clavier de Chris Cerri.

Puis aussitôt après : « Les Experts en Désespoir à mes côtés ! Bonsoir, je suis Benjamin Schoos. Nous allons vous interpréter des chansons que j’ai composées et dont les paroles sont écrites par Jacques Duvall. Il n’est pas là ce soir car il a une vraie bronchite. Et ce n’est pas une excuse qu’il a trouvé pour pouvoir regarder le match de foot France-Belgique. »

Depuis le 17 mai (première date de concert des Experts, au Botanique de Bruxelles), ces morceaux du cru Duvall 2011 sont jusqu’alors chantés en scène par ce dernier. Et non par Benjamin, même s’il est le membre pivot des Experts en Désespoir. On le sent en rodage d’interprétation vocale de ces chansons en public, même s’il les connaît par cœur.

Il donne le meilleur de lui-même, sans faillir. Il fait le show. Il transmet — éléments essentiels — plein d’émotion, de joie, de bonne humeur, de vibrations électriques et positives, comme à chaque prestation Freaksville.

En concert, le son des Experts est différent des prestations live des Loved Drones, de Phantom, des CDs “Hantises” (2006), “Phantom Featuring Marie France” (2008), “Le cow-boy et la call-girl” (2009), “Phantom Feat. Lio” (2010). Chacun de ces albums a d’ailleurs clairement sa propre identité sonore. Ce concert des Experts aux Trois Baudets est lui-même doté d’un autre son que le CD “Expert en désespoir”.

Ainsi, sur scène, nos Experts belges proposent comme une new french pop sound des années 2010 qui ferait un “retour vers le futur” en freaksvillemobile direction 1980/1984, tendance novö “frenchy but chic” (2).

Afin de coller à cette ambiance, Geoffroy Degand joue de la batterie d’une autre manière que celle qu'il avait au sein du groupe Phantom de 2006 au printemps 2009. Ce soir, sa frappe est moins organique, brute, rocky. Il reproduit manuellement des boucles, séquences, boîtes à rythmes. Avec sa basse, Pascal “Scalp” Schyns appuie ces tempos smooth et feutrés.

Chris Cerri sort de son clavier des sons quasi-opposés à ceux de Brian Carney (membre des Loved Drones, qui n'est donc pas présent ce soir sur scène — un album “Suburban Robot” sous le pseudo d’Android 80 paru en septembre dernier chez Freaksville), tout aussi intéressants. Brian propose des ambiances un peu de vocoder, des gimmicks de robots punk azimutés. Chris, lui, envoie des plages éthérées, sous influences new wave eighties anglo-saxonnes. Entre pop 80s et accointances The Shadows, les guitares de Jérôme “Jeronimo” Mardaga et Calogero Marotta se mêlent de façon réussie à ces claviers et à ces poppy beats.

C’est dans cette atmopshère captivante et soignée que les Freaksvillmen joueront les précieuses chansons de l’album “Expert en désespoir” :

“L’insecte”, pop Baygon jaune-verte mutante : « Cette chanson, on l’a écrite avec Jacques Duvall dans un train en plein été. Il y avait des insectes autour de lui, Jacques n’avait pas pris de bain depuis quinze jours — chut, je ne vous ai rien dit (sourire). »

“La grève des éboueurs”, pop track aux guitares blues rock et au tempo frénétique : « On était en Italie et il y avait alors une grosse grève des éboueurs dans toute la ville. Ça nous a inspirés ce morceau. »

“Je te hais”, poignante déclaration d’amour-haine indélébile et irréversible : « Le tube italien “Ti amo” d’Umberto Tozzi, adapté en français par Jacques Duvall et qui a failli, je dis bien “failli”, être à son tour un tube. C’est par cette chanson que j’ai découvert Duvall. Il s’agit d’un 45 tours que l’on aime toujours bien collectionner en Belgique. Si vous le voyez un jour, sur les marchés, les brocantes, surtout prenez-le et gardez-le. Et c’est la séquence (le rythme) originale de la version studio de “Je te hais” que vous allez entendre. »

“Sinatra”, texte 100 % name dropping très french touch early 2000s : « Une chanson que j’aime bien, écrite par Duvall pour Alain Chamfort, et qu’on interprète parfois à nos concerts. »

“Comme par désenchantement” : « Un titre que Jacques chante sur disque en duo avec Coralie Clément. Moi, je vais vous l’interpréter en “solo-duo”. » “Solo-duo” car il l’interprète option questions-réponses, tac-au-tac, avec Sophie Galet. Belle ambiance mélancolique.

“Dream Baby Dream” (reprise de Suicide, entité abstraite menée par Alan Vega) : « Quand on s’est rencontrés, Jacques Duvall et moi, l’une des premières chansons sur lesquelles on est tombé d’accord tout de suite, c’était “Dream Baby Dream”. Avec Les Experts, on a répété une version de ce morceau spécialement pour ce soir. La voici. » Découverte perso de ce titre à ce moment précis, certes ultraconnu des spécialistes du rock bizarre. Les Experts en font une sautillante proposition pop déglinguée. Les guitares sonnent à la Hank Marvin. Secondé par les chœurs de Sophie, Benjamin hoquette à loisir et avec bonheur un chant saccadé.

« Yeah, the sound of New York ! En parlant de NY, ses nouvelles chansons sont parties aujourd’hui là-bas pour y être masterisées par Ivan Julian (du groupe Richard Hell & The Voidoids). Je vous demande de faire un triomphe à Marie France ! »


À cet instant, on entend l’intro musicale de la chanson “Les nanas”, blues’n’roll pop belgium tendance fifties (en) français. Là aussi, moment très attendu par plusieurs personnes dans la salle (dont Jean-William Thoury) : le retour de Marie France sur scène, six mois après son dernier passage en concert, justement lors du Freaksville & Loved Drones show au CWB en avril.

Chevelure rousse flamboyante, toute de noir vêtue (pantalon, talons, haut savamment échancré par le couturier qui l’a réalisé), Marie France étincelle par son charisme vocal et scénique. Telle qu’en elle-même, la Femme Électrique la Plus Terrible interprète “Les nanas” en prenant des intonations graves et aiguisées, à la “Déréglée”. “Les nanas”, un texte pro-archiféministe mais version “à l’envers”, c’est-à-dire via le prisme duvallesque.

Vaudou woman en diable, elle se déhanche pendant le pont musical au milieu de la scène. Elle est entourée des musiciens, tandis que Benjamin balance un petit solo d’harmonica.

« Jacques Duvall m’a dit au téléphone qu’il avait “une fuckin’ bronchite”. J’espère qu’il va vite s’en remettre parce qu’il nous manque beaucoup, bien que je sois très heureuse d’être ici. D’abord parce que les Trois Baudets, je ne sais pas si vous le savez déjà, j’ai débuté ici quand j’avais 18 ans — pas avec Boris Vian, hein (sourire, humour clin d’œil typiquement Marie France). Mais c’est vrai que c’est ici que j’ai débuté. Ça s’appelait le Topless. Les filles dans la salle servaient… topless ! Moi, je faisais une évocation de Marilyn, et aussi mon premier strip-tease. Remarquez, je n’en ai pas fait beaucoup dans ma vie : deux — ah non, trois si on compte la fête foraine. Bien sûr, j’avais encore cassé la baraque parce que j’avais choisi en bande son “Rock’n’roll suicide” de David Bowie. Ça avait beaucoup surpris et étonné, c’était très agréable. Donc je commençais là (elle va dans le fond en levant les bras), je dansais, j’avais une robe blanche, “you’re a rock’n’roll suicide”, etc. (tout en dansant sur la scène). Et à la fin, juste avant le point d’orgue la phrase où Bowie chante “oh no, you’re not alone”, j’attrapais la robe, je la soulevais et l’arrachais d’un seul coup ! Je suis aussi très très heureuse, Jacques Duvall n’est pas là mais tu es là, Benjamin Schoos, vous êtes là, mes amis belges, avec qui je viens d’enregistrer un album, intitulé “Kiss”, simplement. »

— « Car tu as signé “Kiss” sur la pochette que tu as faite »,
enchaîne Benjamin.

« Oui, c’est vrai. Un album qui sortira fin janvier dont voici un petit extrait qui s’appelle “Le détecteur de mensonges”
. »

Privilège, exclu, c’est la première fois que cette chanson est interprétée sur scène. On découvre tout (paroles, musique, arrangements) au moment où Marie France la chante. La sensation d’entendre un titre énorme, comme lorsqu’on se repasse chez soi des centaines puis milliers de fois, avec le même plaisir que la première écoute, les albums chefs-d’œuvre “39° de fièvre” et “Phantom Featuring Marie France”.

Dans l’idéal et l’absolu, “Le détecteur de mensonges” peut être pour Marie France en 2012 ce que “Banana Split” a été et est pour Lio depuis 1980, ou encore “Les histoires d’A. ” pour Les Rita Mitsouko. Lorsque des milliers puis millions de Français (et de francophones) entendront cette pop’n’roll song de trois minutes, cela peut devenir un énorme tube populaire. Une bombe radiophonique en puissance, destination n°1 des hit parades rocky créatifs.

Comme les dizaines de chansons écrites par Jacques Duvall, dont celles du CD “Phantom Featuring Marie France”, “Le détecteur de mensonges” est incisif, court, malin, ingénieux, piquant, acidulé. Le refrain est carré et pop. Les paroles sont faciles à comprendre, à fredonner, prêtes d’ailleurs à être dégommées par les (faux) intellectuels-(vrais) neuneus du rock et de la chanson d’ici. Ils ne manqueront pas de sortir du contexte textuel les vers « Bla bla blablabla bla bla / blablabla blablablablabla / Tu n’connais que ces syllabes-là / Bla bla bla blablablablabla » du deuxième couplet.

Or, comme toujours chez Duvall, la facilité n’est qu’apparente. Il utilise à chaque fois et à bon escient des mots simples, pas compliqués, exprès. Au final, il crée des bijoux novateurs aux paroles ciselées, autour du thème favori des artistes depuis des milliers d’années : l’amour. Et toujours de manière habile, détournée, inattendue.

Toujours doté de son chapeau feutre et de ses lunettes noires, Benjamin, Blues Brother positive freaksman de Liège, frappe des mains en rythme et fait les chœurs masculins sur le refrain.

Le passage sur scène de Marie France, au total une quinzaine de précieuses minutes, se clôture par “Un garçon qui pleure” (texte de Duvall, musique de François Bernheim). Une ballade « lacrymale » de femme forte, de maîtresse à poigne. Un rôle qu’interprète à merveille sur scène Marie France pendant ce titre.

“Un garçon qui pleure” a été présenté pour la première fois sur scène le 11 février 2006, au Trianon, et déjà en duo avec Chrissie Hynde. Si la miss Pretenders n’est pas présente ce soir, elle figure en revanche sur la version studio de l’album “Kiss” de Marie France & les Fantômes (session d’enregistrement effectuée les 1er et 2 octobre 2011 à Londres).

Après avoir chanté “Un garçon qui pleure”, Marie France dit en souriant : « Si “un garçon qui pleure, ça nous met de bonne humeur”, en revanche, Chrissie et moi, ne supportons pas de voir un animal souffrir ! Non à la maltraitance animale ! Merci à vous », déclare-t-elle avant de quitter la scène, d’un signe amical de la main adressé au public.

Puis c’est “La chanson la plus triste du monde” (« la chanson la plus autobiographique que j’ai écrite », avait déclaré Jacques Duvall dans une interview radiophonique cet été).

« On va terminer le concert par le tube qui a permis à Jacques Duvall de rien foutre pendant trente ans. » Il s’agit de “Banana Split” dans une splendide version relax baby cool, électroacoustique. Elle est proche de la version studio 1979 fredonnée par Duvall. Les couplets sont différents des paroles chantées par Lio, même si l’esprit malicieux est identique. En prime, chose que l’on n’entend pas sur la vision studio masculine de Duvall, un magnifique gimmick de guitare entre les couplets et refrains, à nouveau très doiiingue-dongue-doiiingue hankmarvinesque.

23h25 : en bonus ultime, Benjamin joue l’introspectif “Papa travaille dans la mine” : « Avec Jacques, on a récemment déterré une vieille chanson de Pat MacDonald et il l’a adapté en français. » Une ambiance sobre, recueillie, dans la lignée de leur reprise commune de “J’ai pas de chez moi”, bouleversante adaptation (3) de “I Ain’t Got No Home” de Guthrie Woody.

François Guibert

(19 décembre 2011)

(1) : le 12 février 2011 à l’International, les 28 et 29 avril 2011 au Centre Wallonie Bruxelles.

(2) : terme créé par Jean-Éric Perrin pour sa rubrique du même nom dans “Rock&Folk” en 1978.

(3) : “J’ai pas de chez moi” est le premier texte de Duvall écrit pour que Benjamin Schoos le chante, en 2006, lorsqu’ils se sont rencontrés. On l’entend intégralement en guise de générique de début dans le film-documentaire “Il y avait une fois Freaksville”.








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GUIBERT FRANCOIS
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MessageSujet: Re: MARIE FRANCE + BENJAMIN SCHOOS & LES EXPERTS EN DESESPOIR interprètent les chansons de JACQUES DUVALL 15/11/2011 TROIS BAUDETS (Paris) : compte rendu   Mer 28 Déc - 17:38



Interview d'une heure quinze de JACQUES DUVALL
sur RADIO CAMPUS BRUXELLES
le 15 septembre 2011

en écoute sur ce lien :

http://forum.radiocampusbruxelles.org/Nath/Duvall_JANE.mp3



« Sur les pochettes de 45 tours que j'achetais, je me demandais : "Qu'est-ce que c'est que ces mecs entre parenthèses ?" Quand j'ai compris, quelque part dans le fond de ma tête, je n'ai d'ailleurs jamais eu vraiment de but dans la vie, mais je m'étais dit : "Ca doit être cool d'être l'un des mecs entre parenthèses sur les pochettes de disques". »

« (...) J'aime bien les séries B. Je préfère Jayne Mansfield à Marilyn Monroe. (...) »

« Je préfère les interprètes, par opposition aux chanteurs, même si je suis de plus en plus touché par la technique vocale. Je préfère quand même les mecs qui racontent la chanson. Frank Sinatra avait une théorie : il y a des interprètes de paroles et des interprètes de musique. Céline Dion est une interprète de musique, les paroles tu ne les entends plus. Brassens est un interprète de paroles alors que c'est un très bon musicien. Le top du top, c'est celui qui sait faire les deux en même temps, c'est-à-dire lui, c'est pour ça qu'il parlait de ça. »

« Je dois avoir un peu un côté maso mais j’ai toujours bien aimé être mal compris, un peu injurié. Le rock’n’roll c’est ça. La première fois que j’ai vu Johnny Hallyday à la télévision, ça faisait ricaner les adultes, ça leur faisait pas peur finalement. On a essayé de faire croire très longtemps que le rock'n'roll ça leur faisait peur. Non. Mes parents me disaient juste : "C'est du bruit, c'est nul, c'est lamentable". Et tu te rends compte que même dans les choses qu'on te présente comme nulles, tu peux trouver un réel intérêt. C'est le premier moment où je me suis senti en désaccord avec les adultes. »

« Le groupe Phantom a été dissous il y a quelques mois. J’ai un nouveau groupe qui s’appelle les Experts en Désespoir, qui est très très bien. On va reformer les Phantom parce qu’on va refaire un disque avec Marie France. On va le 1er octobre à Londres, c’est du lourd, on va enregistrer avec Chrissie Hynde, qui était venue nous voir quand on a fait un trip légendaire à Londres. Ca s’est passé en deux parties : on a joué dans une boîte dans le quartier pakistanais, il y avait vingt Pakistanais saouls. A la fin, l’un d’entre eux a dit : "C’était super, je vous prendrais bien dans ma boîte aussi." On s’est dit : "Pourquoi pas ? On reste un jour de plus, on va jouer devant une autre boîte devant vingt autres Pakistanais." Sauf que ce mec-là était super branché et qu’il était DJ d’un hôtel de luxe sur Park Avenue. Le lendemain, il y avait une file de branchés sur quatre blocks, il a refusé l’entrée à Marc Almond et Gary Newman (rires), et on avait au premier rang Kelly Osbourne, Chrissie Hynde. Après le concert, Chrissie Hynde nous a dit : "‘Waw, vous avez été géniaux", etc. Donc voilà. Maintenant qu’on va refaire un nouvel album avec Marie France, on a rappelé Chrissie en lui demandant si elle voulait participer à un titre en français. Et donc voilà on aura Chrisse Hynde sur Freaksville Record. »

« Tony Truant, son dernier album c’est vraiment génial. Tony Truant, je l’ai rencontré via Joseph Racaille. C'est un guitariste de rock très frénétique, qui a joué avec les Dogs, les Ouampasse, des groupes comme ça. Et en même temps, c’est un grand fan de country music. On s’est rencontré via le Ukulélé Club de Paris, j’avais fait une ou deux chansons. C’est le petit rocker parisien, mais le vrai. La banane fournie, il est pas plus haut que trois pommes. C’est un vrai passionné. Et je trouve qu’il écrit très bien — c’est le genre de mec, c’est pas la première chose à laquelle on va faire attention étant donné le personnage, mais il écrit super bien. »

JACQUES DUVALL

sur Radio Campus Bruxelles,
15 septembre 2011



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MessageSujet: Re: MARIE FRANCE + BENJAMIN SCHOOS & LES EXPERTS EN DESESPOIR interprètent les chansons de JACQUES DUVALL 15/11/2011 TROIS BAUDETS (Paris) : compte rendu   Ven 27 Jan - 23:56



Nouvelle page spéciale

« Longue chronique détaillée de l'album “KISS”
de MARIE FRANCE & LES FANTÔMES
dans “ACCORDÉON & ACCORDÉONISTES” n°116 (février 2012) »


sur ce lien :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/Longue-chronique-detaillee-de-l-h-album--g-KISS-g--de-MARIE-FRANCE-ET-LES-FANTOMES-dans--g-ACCORDEON-ET-ACCORDEONISTES-g---k1-fevrier-2012-k2--.-.htm







« Depuis leur première rencontre scénique un soir de décembre 2006 au Klub (Paris), Marie France et les Belges du label Freaksville forment un gang soudé et ultra créatif. Cette association de bienfaiteurs du rock’n’roll en français fonctionne à plein régime tout au long de “Kiss”, leur second CD en commun.

Une merveille pop’n’roll garage rock excitante, aussi réussie que les albums “Phantom Featuring Marie France” (2008) et “39° de fièvre” (1981, réalisé avec le groupe Bijou). Jacques Duvall signe toutes les paroles ; et Benjamin Schoos, alias Miam Monster Miam, les musiques (sauf “Un garçon qui pleure”, de François Bernheim).

Comme un ouragan électrique, l’album “Kiss” démarre en trombe avec “Dieu pardonne”. Sous haute tension, la déesse du glamour se transforme en vamp universelle de l’apocalypse. Au passage, elle chante les vers « Traîtrise, surprise, c’est la crise / Soupçon, tension, trahison » sur un ton qu’elle a, jusqu’à présent, peu utilisé dans ses enregistrements studio.

“Le détecteur de mensonges” est incisif, court, malin, ingénieux, piquant, acidulé. Le refrain est carré et pop. Les paroles sont faciles à comprendre — comme d’ailleurs tous les textes de Duvall — et à fredonner. Dans l’absolu et l’idéal, c’est une bombe radiophonique en puissance, destination n°1 d’éventuels hit-parades rocky.

La lady Marie imprègne de son timbre rond et chaud de Fujiyama Mama l’effréné “Trop de boucan”, aux effluves Motown version speed et revisités par nos vaillants dingorockers.

Amies de longue date, Marie France et Chrissie Hynde se partagent le micro avec émotion et sensibilité autour d‘“Un garçon qui pleure”. Le texte est encore mieux mis en valeur lorsqu’en concert, il est chanté du début à la fin par Marie France. En effet, elle maîtrise mieux que quiconque chaque phrase de cette bouleversante ballade de femme forte, de maîtresse à poigne.

L’intimiste “Elle ou moi” est conçu dans une optique soul seventies (Marvin Gaye, Smokey Robinson) minimaliste. Toutefois, le tempo très lent, les sons acid jazz 90s du Fender Rhodes et synthétiques du clavier, ainsi que la mélodie vocale linéaire font de “Elle ou moi” une chanson normale et routinière de variété française.

Dépaysement garanti, direction les plaines d’un Far West fantasmé, avec “Le bon, la brute et le truand”. Dans cette escapade trépidante et tubesque, la cowgirl urbaine façon Lucky Luke féminine se régale à intepréter des paroles à son image : mutines, drôles et charmeuses. Elle se révèle une sacrée et pure chanteuse de country, telle une naturelle Dolly Parton punky pop From Paris To Nashville.

Sur fond de guitares fuzz sixties, derrière les onomatopées “Yallo Kibou”, Marie France (via la plume de Duvall) dresse un parfait autoportrait tout en ébullition de l’artiste qu’elle est, pleine de fièvre et de magnétisme, et de ce qu’elle dégage sur scène.

Le morceau garage “Sorcière” est doté d’une (bonne) musique de série Z. Dans ce titre, avec sa maestria habituelle et innée, Marie France y joue un surprenant rôle de composition de reine des grimoires aux formules maléfiques, de cuisinière aux chaudrons ensorcelés.

Miss France chante d’une diction fougueuse et déterminée le texte impétueux du rock nerveux “C’est un ordre”, au refrain orné de chœurs yé-yé « houhou shalalala ».

Dans la lignée de la ballade “Bleu” (qui figure sur le CD “Phantom Featuring Marie France”), “Petite catin” est un slow à l’humeur textuelle désabusée mais non résignée. La chanteuse y prononce des phrases telles que « Lorsque tu lui as dit “enchanté” / C’était comme si ce jour maudit tu m’avais déjà plantée », agrémentées de doux noms d’oiseaux, avec une saine verdeur qui fait plaisir à entendre.

Avec “Kiss”, voilà un nouveau chef-d’œuvre de rock’n’roll azimuté, coloré, euphorisant, à la fois spontané et éternel, de la Freaksville family. »

© François Guibert


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"KISS" de MARIE FRANCE & LES FANTOMES

en exclusivité sur le site FREAKSVILLE :
http://freaksvillerecord.myshopify.com/products/marie-france-et-les-fantomes-kiss



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MARC MORGAN & LES OBSTACLES

+ MADEMOISELLE NINETEEN

+ MARIE FRANCE & LES FANTÔMES

+ BENJAMIN SCHOOS


seront en concert
le mercredi 21 mars 2012
au BOTANIQUE / LA ROTONDE
à BRUXELLES
(Belgique).

• Places en vente sur ce lien :
http://www.fnacspectacles.com/place-spectacle/manifestation/Variete-et-chanson-francaises-MARC-MORGAN---MADEMOISELLE-NINETEEN-ROTMO.htm


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MessageSujet: Re: MARIE FRANCE + BENJAMIN SCHOOS & LES EXPERTS EN DESESPOIR interprètent les chansons de JACQUES DUVALL 15/11/2011 TROIS BAUDETS (Paris) : compte rendu   Dim 5 Fév - 23:58




Le 28 février 2012,
lors de la cérémonie des
"OCTAVES DE LA MUSIQUE"
à Louvain-la-Neuve (Belgique),
JACQUES DUVALL recevra
un Octave d'honneur
pour l'ensemble de ses 35 ans de carrière.




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GUIBERT FRANCOIS
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MessageSujet: Re: MARIE FRANCE + BENJAMIN SCHOOS & LES EXPERTS EN DESESPOIR interprètent les chansons de JACQUES DUVALL 15/11/2011 TROIS BAUDETS (Paris) : compte rendu   Ven 29 Juin - 15:52

Paru dans "ACCORDEON & ACCORDEONISTES"

n°121 (juillet/août 2012) :






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MessageSujet: Re: MARIE FRANCE + BENJAMIN SCHOOS & LES EXPERTS EN DESESPOIR interprètent les chansons de JACQUES DUVALL 15/11/2011 TROIS BAUDETS (Paris) : compte rendu   Sam 14 Juil - 0:59




Depuis ce Vendredi 13 au soir,

l'édition digipack CD remasterisation 2012

de "COMME LA ROMAINE" (1983),

le premier album de JACQUES DUVALL,

est disponible
.

Vous pouvez commander ce CD tiré à 500 exemplaires

(il n’y aura pas de retirage)

sur le site Freaksville Record :
http://freaksvillerecord.myshopify.com/products/jacques-duvall-comme-la-romaine-reissue


(lien ci-dessus à copier-coller)



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GUIBERT FRANCOIS
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MessageSujet: Re: MARIE FRANCE + BENJAMIN SCHOOS & LES EXPERTS EN DESESPOIR interprètent les chansons de JACQUES DUVALL 15/11/2011 TROIS BAUDETS (Paris) : compte rendu   Jeu 19 Juil - 19:49



• Nouvelle page spéciale

« JACQUES DUVALL
& BENJAMIN SCHOOS :
les deux font la paire
("LA LIBRE BELGIQUE",
14 juillet 2012) »


sur ce lien (à copier-coller):
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/-g-BENJAMIN-SCHOOS-%26-JACQUES-DUVALL--d--les-deux-font-la-paire-g---k1--g-La-Libre-Belgique-g-%2C-14-juillet-2012-k2--.-.htm


Avec plein de visuels colorés Freaksville

Et où JACQUES DUVALL & BENJAMIN SCHOOS
expliquent leur façon de fonctionner quand ils créent des chansons





« Gilbert Montagné au piano ! »


© BENJAMIN SCHOOS


(18 juillet 2012, sur sa page Facebook)





« Je suis tout disposé à écrire pour JOHNNY HALLYDAY s'il venait à me le demander. »

© JACQUES DUVALL


(juillet 2012)
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MessageSujet: Re: MARIE FRANCE + BENJAMIN SCHOOS & LES EXPERTS EN DESESPOIR interprètent les chansons de JACQUES DUVALL 15/11/2011 TROIS BAUDETS (Paris) : compte rendu   Sam 11 Aoû - 0:42




1°) Mise en ligne d'une vidéo amateur

autour de la version live (son stéréo)

de "IL DOIT Y AVOIR UN TRUC (C'EST PAS POSSIBLE !)"
de JACQUES DUVALL & LES LOVED DRONES/FANTÔMES
le 19 janvier 2011 au BOTANIQUE (Bruxelles)



sur ce lien (à copier-coller) :
http://www.youtube.com/watch?v=Atg8Gp-T-dk&feature=youtu.be





2°) Chronique de la réédition 2012
de "COMME LA ROMAINE" (1983)
de JACQUES DUVALL
par JEAN-WILLIAM THOURY
dans "JUKE BOX MAGAZINE" (septembre 2012) :





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MessageSujet: Re: MARIE FRANCE + BENJAMIN SCHOOS & LES EXPERTS EN DESESPOIR interprètent les chansons de JACQUES DUVALL 15/11/2011 TROIS BAUDETS (Paris) : compte rendu   Mar 12 Nov - 0:34








Nouvelle page spéciale
(avec compte rendu détaillé)


« Compte rendu détaillé du concert “CHINA MAN VS CHINA GIRL”
de BENJAMIN SCHOOS
le 3 octobre 2013 aux TROIS BAUDETS (Paris) »


sur ce lien (à copier-coller) :
http://lachanteusemariefrance.fr.gd/BENJAMIN-SCHOOS--g-CHINA-MAN-VS-CHINA-GIRL-g--le-3-octobre-2013-aux-TROIS-BAUDETS--k1-Paris-k2---d--compte-rendu-.-.htm





•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••






BENJAMIN SCHOOS
joue son album “CHINA MAN VS CHINA GIRL”
en première partie de BERTRAND BURGALAT

le jeudi 3 octobre 2013 aux TROIS BAUDETS (Paris) :


« Je voudrais remercier Benjamin Schoos qui a fait notre première partie, qui a été très chic et que j’apprécie beaucoup. »
(© Bertrand Burgalat, sur la scène des Trois Baudets, vers la fin de son set)

Grâce à mister Burgalat, autre maestro de la pop en français, Benjamin Schoos se produit de nouveau à Paris. Immanquable, comme pour chaque prestation Freaksville dans la ville de la reine du rock’n’roll Marie France. Quarante minutes d’élégance et de savoir-faire pop, au service de magnifiques chansons qu’il a composées. Les paroles sont écrites par Jacques Duvall, hormis “Le combat”, texte signé Marc Wathieu.

20h : « Bonsoir, lance monsieur Schoos après une courte intro instrumentale, assis devant son synthé, costard noir et cravate, comme ses acolytes. Je vais vous chanter mon album “China Man Vs China Girl”, l’histoire d’un catcheur belge qui affronte une Chinoise as du kung-fu. La première chanson s’appelle “Marquise”. »

Avec une rythmique sortant tout droit de son clavier, et un arrangement lancinant synthétique, il chante ce titre enjoué et euphorique. Un texte en forme de spéciale dédicace, en provenance tout droit du dingo cerveau de Duvall, à une noble dame bien sous tous rapports et dévouée corps et âme à son prochain.

Pour “Profession catcheur”, Benjamin fait son Didier Wampas façon soft et tranquillos. Ainsi, tout en continuant à chanter, il s’asseoir sur le rebord de la scène, se balade dans l’allée du premier rang (inoccupé). Il reconnaît un Freaksville dingofan au deuxième rang.

Puis il termine cette pop song atmosphérique en s’allongeant sur scène, toujours en costume bien sûr. « Ça, c’est le catch belge que vous venez de vivre en direct. Je suis ravi de vous présenter mes musiciens : Christophe Cerri au piano. Originaire d’Angleterre mais il habite à Paris depuis peu, Jeremy Allen au synthé. Et enfin, Pascal Schyns au Korg MS2000 et au synthé. »

La dextérité des doigts de Chris Cerri sur son piano est mise en valeur et en avant pendant “La Chinoise”. Une émouvante chanson d’amour-cri du coeur du catcheur-narrateur imaginé par Duvall vis-à-vis de la “fille du dragon”.

Benjamin chante ensuite “Je ne vois que vous”, son tube radiomultidiffusé dans de nombreux pays. Par rapport à la version studio, il rajoute dans le refrain les mots anglais « I only see you », alternés avec sa traduc’ franco-belge.

L’interprétation live du “Combat” délaisse la grosse influence Etienne Daho (dans les mots chantés, la façon dont Benjamin entonne le refrain, voix un peu haut perchée) de la version studio, rythmée par la batterie de Jérôme Danthinne (des Fantômes et Loved Drones). Là, sur scène, “Le combat” est plus émouvant, plus à nu, épuré, dans les arrangements. Il propose ensuite “China Man Vs China Girl” et, assis à nouveau sur le rebord de la scène, l’exalté et poignant “À mort l’amour” (alternant en bonus dans son interprétation live les mots “amor” et “amour” dans le refrain).

« Merci beaucoup. Avant de vous laisser avec le grand Bertrand, je vais terminer avec l’un de mes tout nouveaux morceaux. Je l’ai composé avec Alexandre Chatelard. »

Cette chanson pop inédite, envoûtante, solide et carrée, est présentée pour la première fois en public. Il est question entre autres d’un « masque de transe » dans le refrain. Elle laisse présager d’un prochain disque aussi inspiré que le CD “China Man Vs China Girl”. Avec une rythmique toutefois plus appuyée, plus dansante, tout en restant aussi pop. La verve créatrice de Benjamin Schoos et Freaksville fonctionne toujours à plein régime.

C’était la dernière date de la tournée “China Man Vs China Girl” de Benjamin Schoos. En 2014, il publiera un nouvel album. Il le défendra au fil des mois en donnant au moins une trentaine de concerts (dont trois au Vietnam en avril).

À ce jour, “China Man Vs China Girl” ainsi que sa captation live officielle “Au Théâtre de l’Etuve” sont les pièces maîtresses de la discographie de Benjamin Schoos/Miam Monster Miam. À égalité avec “Femme plastique” (2011) dans un tout autre registre, rock, azimuté, explosif.

Et où il est accompagné par les fantastiques Loved Drones, alias Les Fantômes lorsqu’ils accompagnent sur scène ou sur disque Marie France. Comme c’était le cas lors du concert spécial “39 de fièvre” de cette dernière le 18 mai 2013 au Réservoir (Paris), concrétisation bien réelle d’un rêve que l’on pensait irréalisable. Et qui est désormais gravé à vie dans la mémoire des dingofans y ayant assisté.

François Guibert

(11 novembre 2013)










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MessageSujet: Re: MARIE FRANCE + BENJAMIN SCHOOS & LES EXPERTS EN DESESPOIR interprètent les chansons de JACQUES DUVALL 15/11/2011 TROIS BAUDETS (Paris) : compte rendu   Mar 29 Avr - 21:58




Nouvelle page spéciale

« Compte rendu du concert “The Tangible Effect Of Love”

de BENJAMIN SCHOOS & LES LOVED DRONES

le 28 mars 2014 à LA MAROQUINERIE (Paris) »

sur ce lien :

http://lachanteusemariefrance.fr.gd/BENJAMIN-SCHOOS-et-les-LOVED-DRONES--k1--g-The-Tangible-Effect-Of-Love-g--k2--le-28-mars-2014-a-LA-MAROQUINERIE--k1-Paris-k2---d--compte-rendu-.-.htm










•••••••••••••••••••••••







BENJAMIN SCHOOS & LES LOVED DRONES
Concert “THE TANGIBLE EFFECT OF LOVE”

Vendredi 28 mars 2014 à la Maroquinerie (Paris) :


Dix mois après l’historique concert spécial “39° de fièvre” aux côtés de Marie France (1), les Loved Drones — alias Les Fantômes, ex-Phantom — reviennent sur scène à Paris.

Parole de Freaksville DingoFan addict : “The Tangible Effect Of Love” (2012) des Loved Drones est l’opus le plus étrange et bizarre de Freaksville. Musicalement, il est très difficile d’accès. C’est sans aucun doute le CD le plus invendable (à un large public) de cet hyper créatif label belge.

Il s’agit d’instrumentaux psychédéliques, planants et cosmiques, avec toutefois l’esprit allumé freaksvillien. Benjamin Schoos et, en invités, Emmanuelle Parrenin (“Cosmic Memories”, où elle joue aussi de la harpe) ainsi qu’un certain Rockhausen y posent des voix de-ci de-là.

D’une certaine façon, “The Tangible Effect…” est l’antithèse de la pétaradante et dynamique “Femme plastique” (2010) du même groupe. L’unique chanson de ce précédent album se rapprochant de “The Tangible…” est “Erotoman”. Ce titre préfigure l’ambiance expérimentale de musiques de films oniriques et vaporeux, distillée au long des huit plages de “The Tangible…”.

Ce 28 mars, Benjamin Schoos et son équipe présentent pour la première fois à Paris en live ce disque conceptuel. Il s’agit d’une première partie dans le cadre d’une soirée organisée par le magazine papier et le site “Gonzaï”, en prélude à Turzi et The Telescopes. Aussi, les Belges azimutés ne jouent que trente-cinq minutes. Soit cinq morceaux, de 20h20 à 20h55.

Benjamin Schoos, Jampur Fraize, Marc Wathieu (guitares), Pascal “Scalp” Schyns (basse), Chris Cerri (orgue) et Jérôme Danthinne (batterie) démarrent le set par “The Hindenburg Omen”. Et là, ouf de soulagement : les Freaksville Men n’ont pas viré hippies babacools. Ils jouent ce titre dans une version beaucoup plus rageuse et intense que celle du disque. Avec les guitares nettement plus en avant. Celles-ci, sur le CD, sont mixées (hormis le son cristallin d’une six-cordes à la fin de la chanson) sensiblement en arrière-plan, au profit des Fender Rhodes et claviers.

« Merci !, dit Benjamin. Nous sommes les Loved Drones, de Belgique. La prochaine s’intitule “Red City”. C’est un hommage à “Madchester” (Manchester). »

“Red City” suivi de “Romantic Giallo” : ces morceaux dégagent eux aussi sur scène un son beaucoup plus rock, compact, efficace, nerveux. Les guitares prédominent. Elles sont l’élément majeur de ces interprétations live.

Chris Cerri, au clavier, y ajoutent les éléments sonores intersidéraux. Cela donne une sorte de spectre-magma carré rock’n’roll, hypnotique et hyper énergique. Ça n’a rien à voir avec une atmosphère rebutante de progressive music mollassonne et horripilante (2).

L’ambiance se fait plus calme et ralentie avec “Psychotic Educational Sex TV”, un space funk soul track. Le tempo, medium, est langoureux. Benjamin passe sa voix au vocoder. Sur la version studio, on y entend de la flûte traversière (jouée par Jean-François Hustin) mais heureusement pas en concert. Ce titre est dans la même veine que la chanson “Elle ou moi” (sur l’album “Kiss” de Marie France & Les Fantômes, 2012).

La chanson “Cosmic Memories”, agrémentée sa phrase gimmick « Souvenirs métaphysiques de notre existence cosmique », est agréable. C’est une sorte de bande son pour la rêverie et l’onirisme. Mais le meilleur moment de cette composition reste le final de sa relecture scénique : pendant trois ou quatre minutes, des guitares hargneuses, mordantes, carrées, et une rythmique appuyée.

“The Tangible Effect Of Love” en live : ou quand nos héros belges de Freaksville s’aventurent sur les terres du Cosmic Space Rock. Avec un max’ de patate, à bloc, et plein de sons de guitares.

François Guibert
(19 avril 2014)

(1) : le samedi 18 mai 2013 au Réservoir (Paris).

(2) : car oui, le style musical qui donne des envies d’énervement, qui procure malgré soi des sentiments de haine, de stress et des ondes négatives, ce n’est pas par exemple le punk mais le rock (et la pop) progressif. Un calvaire sonore. Une atrocité découverte et subie en live sous le nom de Joy As A Toy, le 11 février 2011 à L’International (Paris).

Les breaks étaient incessants. Les musiciens se regardaient et s’écoutaient jouer entre eux. Aucun plaisir à écouter leur musique prétentieuse, sans queue ni tête. Un traumatisme interminable, qui a duré cinquante exténuantes minutes. 



De façon incongrue et hors sujet, cet affreux groupe belge de progressive pop, Joy As A Toy, ouvrait ce soir-là pour Miam Monster Miam & les Loved Drones. Ces derniers ont ensuite présenté un set rock’n’roll puissant et éclatant avec les chansons de leur album “Femme plastique”. Aucun lien artistique du tout entre les deux formations.




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