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 LA FEMME (“PSYCHO TROPICAL BERLIN”) + ICI PARIS le 14 novembre 2013 au TRIANON (Paris) : compte rendu

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GUIBERT FRANCOIS
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MessageSujet: LA FEMME (“PSYCHO TROPICAL BERLIN”) + ICI PARIS le 14 novembre 2013 au TRIANON (Paris) : compte rendu   Mar 3 Déc - 0:50







Nouvelle page spéciale

« Compte rendu détaillé du concert
de LA FEMME (“PSYCHO TROPICAL BERLIN”)
+ ICI PARIS
le 14 novembre 2013 au TRIANON (Paris) »


en ligne sur ce lien (à copier-coller) :

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LA FEMME


Show “PSYCHO TROPICAL BERLIN”


+ 1ère partie : ICI PARIS



le jeudi 14 novembre 2013 
au TRIANON (PARIS) :





Une heureuse et réjouissante déclaration de Marlon Magnée, cofondateur de La Femme (avec Sacha Got), dans une interview vidéo en octobre 2013 : « On est vachement influencé par la culture française, surtout 
au niveau musical. On écoute, on a écouté beaucoup plus 
de trucs français que de trucs états-uniens ou anglais. »

Enfin des musiciens/artistes de l’Hexagone qui déclarent écouter de manière volontaire et spontanée, d’abord et avant tout beaucoup de groupes français ! Plutôt que les sempiternelles formations branchées, ou les mastodontes intouchables de la pop rock music internationale. Ce genre de propos, cela fait énormément plaisir à entendre.



En effet, depuis des décennies, on a l’impression que 
la majorité des Français (1) pense qu’en matière de musique, les Anglais et les Américains font forcément mieux que tout le monde. Ils ont grand tort. Les chansons créées, enregistrées et chantées par des Français 
(ou Belges), dans la langue de Jacques Duvall ou Jean-William Thoury (exemples d’auteurs francophones 
parmi des milliers d’autres), sont hyper passionnantes 
et novatrices. Et nombre d’artistes ou groupes d’ici sont excitants à voir, entendre et écouter, sur disque comme 
en concert.


Suivant cette évidente logique, La Femme a invité 
Ici Paris à faire leur première partie ce soir. 
Sacha, Marlon ainsi que Nuñez Hijo (autre membre du groupe La Femme) ont d’ailleurs assisté à leur concert (2) du 13 juin 2013 au Cleub (Montreuil).

De 19h50 à 20h20, les Ici Paris délivrent ce soir 
une prestation énergique. La set list est resserrée et 
ne contient que des morceaux rapides ou, comme l’on dit, “up tempo”. Pas de ballades, hormis “Si tu tiens à moi”, durant laquelle Azadée jouera de la guitare rythmique tout en chantant.

Set list dans l’ordre : “Princesse”, “Si tu m’aimais encore” (sans les synthés et la prod’ de 1987, avec une dominante de guitares),  “Hold-up”, “Stupide petit garçon”,
“Le mystère de la momie”, “Si tu tiens à moi”, “Maman 
je n’veux plus aller à l’école” (émouvant clin d’œil à sa mère Anicée Alvina), “Pantera” (composition 2013 du tandem Azadée/Geronimo). Et en final “La fusée de ton retour”.

Bien qu’il ait duré trente minutes (une durée normale pour une première partie), il s’agit du meilleur concert d’Ici Paris de ces deux dernières années. Ex-aequo avec leur set du 11 mai 2012 au Gibus. La sono du Trianon est professionnelle, excellente. Le groupe est concentré, avec un bon look dans la lignée des photos mythiques de la formation 1982. Frank Gourgon (claviers) arbore une veste de Beatles “Sgt Pepper’s Lonely Heart Club Band”. Geronimo Utalovski (basse) a un pantalon serré blanc 
à pois noirs, évoquant les seventies et des choses glam comme les New York Dolls.

Maître d’œuvre d’Ici Paris depuis sa création en 1979, Shere Khan (guitariste, auteur-compositeur, et choriste bonus sur “Si tu tiens à moi”) est égal à lui-même. Pantalon de skaï noir, boots à la Johnny Thunders 
ou Le Baron, il baigne depuis toujours dans la musique électrique : tous les groupes de l’histoire du rock, la pop sixties seventies, du garage, Cramps, etc. Le tout mâtiné d’un soupçon de flower power parisien.

Quant au batteur Pascal Courtinel, alias le Capitaine Mystère, lui aussi est un autre pilier d’origine (le 45 tours “Le centre du monde”, le 33 tours “Allô le monde…”).

Au niveau musical, chacun donne le meilleur de lui-même. Au fil des concerts, délaissant sa timidité naturelle, 
la jeune Azadée Grupper (chant) développe/dévoile son attractif potentiel scénique. Un super look très “pop à Paris” : minijupe rouge flashy, chaussures à talons, haut noir classe. Son timbre de voix n’est pas celui d’une chanteuse destroy (Nina Hagen) ni d’une tigresse rythme et blueseuse volcanique (Tina Turner). Mais il convient parfaitement au registre pop à tendance rock’n’roll (ou l’inverse) qu’est celui d’Ici Paris.

Azadée chante avec sa voix normale, en prononçant les mots de façon hachée ou saccadée. À aucun moment, 
elle n’imite les deux premières chanteuses du groupe : 
Marie Al Kha Raz (de 1979 à 1982) et Anicée Alvina 
(45 tours “Maman je n’veux plus aller à l’école”/
“Le vers interplanétaire” en 1983).

D’ailleurs, Marie Al Kha Raz a assisté aux concerts 
du 26 septembre 2013 à la péniche El Alamein 
et du 2 novembre au 114 (Paris 11e). Dans ce bar, 
ex-Cithéa, à l’atmosphère conviviale et pas branchouille (en tout cas ce soir-là), à un mètre de l’estrade faisant office de scène, elle se trémoussait sur plusieurs titres. Entre autres sur “Stupide petit garçon” et “La fusée de ton retour”, qu’elle avait vocalement créés sur disque. On pouvait ressentir ce moment comme un joli et symbolique passage de flambeau.


De 20h50 à 22h35, La Femme propose un show (3) 
très complet, inventif, malin, créatif, monté sur ressorts. 
Y compris dans les morceaux plus calmes. Du grand art joyeusement décadent.

La Femme propose une pop française massive, franche, solide, généreuse et sauvage, lardée de multiples
influences : yé-yé, rock’n’roll, new wave, punk, surf. Et aussi de l’electro techno, mais sans le côté prise de tête, stressant et énervant de ce style musical. On devine, 
via certains BPMs et de jeux de lumières hypnotiques 
et syncopés, l’influence des rave parties. Et, glissées 
à l’intérieur de “La Femme ressort”, des musiquettes 
au son de piano dans l’esprit des thèmes de films muets 
des années 1910/1920.


Ce spectacle est aussi riche, dense et palpitant que leur album “Psycho Tropical Berlin”. Sacha Got et Marlon Magnée, le binôme créateur de La Femme, ont eu mille fois raison d’attendre le temps nécessaire pour sortir 
ce CD. Ces Laurents Voulzys dingos pop’n’roll punk bidouilleurs de studios et de machines ont retravaillé jusqu’aux moindres détails leurs morceaux. Afin que ces derniers soient le plus aboutis possible. Que rien ne soit bringuebalant, bancal, nazebrock. Et que l’on puisse écouter dans cinq, dix ou vingt ans avec la même fraîcheur cette petite quinzaine de chansons, à la fois ambitieuses et hyper facile d’accès.

Hormis les paroles ratées, terre à terre, et ressemblant 
à une parodie de rock alterno, de “Nous étions deux”, l’objectif est réussi. “Psycho Tropical Berlin” est l’un 
des chefs-d’oeuvre majeurs de pop française des trois dernières décennies (4).

Les versions live de tous les titres de l'album ont un son net, franc, carré et percutant. Comme sur le disque, 
alors qu'il n'est pourtant vraiment pas évident 
à retranscrire en live.

La bande à Sacha & Marlon maîtrise parfaitement 
ce concert fougueux. En même temps, il y a une énorme 
part de dinguerie, d’improvisation, où tout peut arriver. 
Ce concert reflète bien leur jeunesse qu’à l’évidence, 
ils vivent à cent à l’heure. Dans la joie, le travail artistique, 
la musique.

Située au centre de la scène, derrière son synthé, Clémence Quelennec assure le chant féminin principal. Elle apporte énormément au groupe. En tant que spectateurs, on a l’impression qu’elle est l’élément stabilisateur. Elle est la personne autour de qui tout est axé et vers qui les regards du public se tournent.

Elle a une forte personnalité visuelle et vocale. C’est comme si les paroles, écrites par Sacha et Marlon, avaient été conçues pour que ce soit elle qui les chante. D’instinct, spontanément, elle interprète ces mots de manière 
parfaite : dans un esprit pop, robotique, new wave. 
Avec bien sûr une indispensable chaleur humaine. 
Son charisme correspond pile-poil à l’esthétique du concept pop La Femme. Ce dernier est nimbé de mystère, 
de sensualité et de toute une mythologie imaginaire romanesque. C’est la chanteuse idéale pour ces morceaux écrits et composés par Sacha et Marlon.

Arborant un look entre Siouxsie Sioux et Elvira, dans 
une longue tenue noire, Clara Luciani intervient sur trois morceaux. En guise de deuxième voix alter ego féminine, aux côtés de Clémence (chacune derrière son clavier-synthétiseur), elle interprète “La Femme”, “Sur la planche” et “It’s Time To Wake Up”.  En concert, son chant, plus lisse, captive moins que celui de Clémence. Mais sur l’album, Clara chante avec l’intention et la subtilité adéquates les textes des morceaux “It’s Time 
To Wake Up” et “La Femme”.

Chemise hawaiienne, lunettes noires, Sacha est assez discret sur scène. Il assure les guitares tendance surf rock’n’roll, que ce soit en rythmique ou lors d’un solo. 
Il jouera du theremin sur un morceau. Pendant “Sur la planche”, il est par contre en pleine lumière puisqu’il surfe du côté du public avec une vraie planche côté fosse. Celle-ci étant soutenue par les spectateurs.

Marlon est le showman masculin du groupe. Il interpelle les spectateurs : « Salut Paris ! », « Ça va Paris ? », « Est-ce qu’il y a des Marie dans la salle ? Voici une chanson super provo ! » (en intro de l’inédit “Marie, tu respires le sexe”), etc. Il se démène comme un petit diablotin devant son clavier, qu’il trimballe d’ailleurs à la main quelques instants durant “Sur la planche”. Il fait les chœurs sur tous les morceaux (sauf ceux où il est au chant principal). Il danse à plusieurs moments devant la scène, revient 
à son poste, etc. Au four et au moulin, le Marlon, sans discontinuer. Face à lui et au groupe : un public réactif, dansant, applaudissant, et participant pleinement.

Dans la façon d’être sur scène de Nuñez Hijo, son look, 
on sent bien son goût pour la chose punk, Bérurier Noir, 
le rock sauvage, de la rue, La Souris Déglinguée, etc. 
Ce soir, il s'est peinturluré en marsupilami. C’est un peu l’élément freestyle, en roue libre, de La Femme. Il joue 
du clavier lui aussi et très régulièrement des percussions tribales.

Samy Osta (basse, clavier, qui a aussi coréalisé l’album) 
et Sam Lefèvre (batterie) sont très discrets. Mais ils assurent nickel chrome leurs parties musicales.

Invités par La Femme spécialement pour cette date 
du Trianon, les cinq danseurs et danseuses du collectif 
House Of Drama apportent une dimension visuelle supplémentaire.

Mélangeant les genres masculin et féminin, le look des House Of Drama est oriental, gothique, sado-maso, punk. Il correspond pile poil à l’ambiance du court métrage 
“La Femme”/”Interlude”/”Hypsoline”, très travaillé, 
scénarisé avec minutie, de La Femme. À chacune de 
leurs apparitions, ils portent des tenues différentes, extravagantes, portées sur le fétichisme.

« La prochaine fois qu’on sera sur scène à Paris, ce sera dans un ou deux ans, annonce Marlon lors du rappel. 
On a un invité surprise, monsieur Patrick Vidal. Avec lui, 
on va vous interpréter “Rien à dire” de son ancien groupe Marie & Les Garçons, à la façon disco ! Salut à tous ! »

Et c'est parti pour le final avec, donc, cette reprise frenchy but chic (copyright Jean-Eric Perrin, inventeur de cette expression) par excellence. L'ex-Marie & Les Garçons devenu DJ depuis deux bonnes décennies chante ce titre chaotique, pop garage arty, qu'il n'a pas exécuté 
en public depuis 1979. Accompagné par ce qui est 
le groupe-électrochoc le plus brillant de la nouvelle génération pop française. Et dont l'influence 
ainsi que les chansons sont appelées à rester.



François Guibert

(24 novembre 2013)




(1) : y compris celles et ceux qui évoluent dans l’univers du rock (journalistes, musiciens, dingofans de musique, spectateurs de concerts, etc.).

(2) : à la non-sono chaotique durant les six ou sept premières chansons du set d’Ici Paris ce 13 juin à Montreuil. Au grand dam du groupe. La (non-)sono, aléatoire, étant gérée par une personne du Cleub et non
par Ici Paris. Mais cela n’a pas empêché les spectateurs 
et spectatrices ce soir-là de se trémousser sur les chansons 
du groupe. Marlon et Sacha ont même twisté durant 
“La fusée de ton retour” et “Stupide petit garçon” : 
c’était chouette à voir.


(3) : Ce concert de La Femme est l’une des dernières 
dates de leur très longue tournée française. Pour marquer le coup et graver la soirée pour l’éternité, 
cette représentation est filmée. En vue d’un DVD ou 
pour figurer en bonus sur le futur album ? Mystère, 
nous verrons bien le moment venu.

(4) : au même titre que “Sunset” de Superbus, les albums 1982-1996 de Lio, “Allô le monde…” d’Ici Paris ou encore le disque de Mademoiselle Nineteen et ceux de Lina From Paris.

•••••••••••••••




Set list
(au chant : Clémence 
sauf indications contraires) :



• Intro de quatre ou cinq minutes lente, 
atmosphérique et vaporeuse



• “Amour dans le motu”



• “Packshot”



• “La Femme” 

(au chant-duo : Clémence & Clara)



• “Interlude” + “Hypsoline” 

(au chant : Marlon)



• “From Tchernobyl With Love” 

(au chant : Marlon)



• “Le blues de Françoise”

enchaîné à l’instrumental “Paris 2012”



• “Si un jour”



• “Nous étions deux” 

(au chant : Marlon)



• “Sur la planche” 

(Clémence au chant principal,

Clara en seconde voix)



• “It’s Time To Wake Up
(California 2023)” 

(chant-duo : Clémence & Clara)



• “Télégraphe” 

(chant-duo : Marlon & Clémence)



• “Antitaxi” 

(au chant : Marlon)



• “La cabane perchée” 

(nouveauté, instrumental 

avec onomatopées « hou ! hou ! hou ! hou ! » 

en guise de gimmick-refrain)



• “Welcome America” 

(au chant : Marlon)



• “La Femme ressort”



• “Marie, tu respires le sexe” 

(au chant : Marlon)



— Rappel :



• “La vague” 

(« Cette chanson sera sur notre deuxième album », 

un titre ésotérique, entre chant liturgique 


et l'ambiance lancinante de “It’s Time To Wake Up” 

— chant-duo : Clémence & Clara)



• “Mycoses” 

(un inédit)



• “Rien à dire”
(Patrick Vidal et Marlon au chant)











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