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 LA FEMME (alias MYSTERE) 05/07/2015 Point Ephémère (Paris) : compte rendu

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GUIBERT FRANCOIS
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MessageSujet: LA FEMME (alias MYSTERE) 05/07/2015 Point Ephémère (Paris) : compte rendu   Jeu 16 Juil - 13:48




Nouvelle page inédite

« Compte rendu du concert “Did You See That???” & “Psycho Tropical Berlin”

de LA FEMME

le 5 juillet 2015 au POINT EPHEMERE (Paris) »

en ligne sur ce lien (à copier-coller) :

http://lachanteusemariefrance.fr.gd/LA-FEMME--k1-concert--g-Did-You-See-That--f--f--f--g--et--g-Psycho-Tropical-Berlin-g--k2--le-5-juillet-2015-au-POINT-EPHEMERE--k1-Paris-k2---d--compte-rendu-.-.htm





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LA FEMME

Concerts “DID YOU SEE THAT ???” & “PSYCHO TROPICAL BERLIN”

le samedi 18 avril 2015
sur la place de la République à Paris

et le dimanche 5 juillet 2015
au Point Ephémère (Paris) :


« La Femme ? Ils sont absolument géniaux. On dirait vraiment les derniers des bras cassés mais quand on les écoute, on se prend une très bonne gifle. Si tous les musiciens du monde pouvaient être comme eux, au premier degré comme au centième, ce serait parfait. Ils sont ce qu’ils sont. Ils assument ce qu’ils sont. Et n’ont pas d’autres vélléités que de se faire plaisir et faire plaisir aux autres. » (© Benjamin Biolay, dans le documentaire “Victoires de la musique : les révélations” diffusé le 14 février 2014 sur Antenne 2)

« Bonsoir, on est le groupe Mystère. »
(© Marlon Magnée, 21h20, 5 juillet 2015)

Sous ce nom clin d’œil, durant une heure au Point Éphémère, La Femme donne un concert dément de pop 100 % franco-française et dotée d’une attitude rock roll dingo. Très bon, le son est incisif, scotchant et électrisant.

Bondée car en formule “entrée libre”, la salle est trop petite pour accueillir tous les fans du groupe. Malgré tout, peu importe qu’il n’y ait aucune aération (35 degrés ?). Car on est privilégiés et chanceux de profiter pleinement de chaque instant de ce set.

Biolay a raison : derrière son improbable dégaine vestimentaire et visuelle (spontanée, bigarrée, chouettos), la bande à Sacha et Marlon possède une créativité incroyable. C’est une chose méritée qu’elle tourne à travers le monde depuis plusieurs années. Et le plus souvent grâce au système D, par ses propres moyens et contacts.

De Paris et de Biarritz, ces pieds nickelés au style psycho tropical revendiqué ont un sacré don pour composer des morceaux pop impeccables, d’une richesse inouïe. Dans chaque titre, on entend et devine une multitude d’influences réjouissantes : yé-yé, punk, rock’n’roll, entre autres.

La Femme est d’ailleurs l’une des très rares formations à écouter d’abord et avant tout beaucoup de groupes français. En général, depuis des décennies, les artistes francophones (quels qu’ils soient) revendiquent tristement dans leurs interviews des influences de musique internationale : classic rock, indie, hype, pop music, grunge, metal, punk, electro, etc.

Sacha, Marlon et leurs Copains, eux, c’est tout le contraire : du français à fond les ballons. Il faut saluer les supers goûts musicaux francophiles des La Femme, trop rarement clamés dans l’Hexagone.

Du coup, La Femme est très franco-française dans sa musique et ses paroles. Celles-ci sont d’ailleurs toutes chantées dans la langue natale et naturelle de Marlon, Sacha, Clémence et les autres.

Sur scène, il n’y a pas de bandes synthétiques préenregistrées. Chaque détail sonore et musical du premier album est soit rejoué en direct à la note près (“Nous étions deux”), soit réinventé sous forme d’improvisation.

Question impro, c’est le cas pour “It’s Time To Wake Up (California 2023)” qui devient une sorte de transe psychédélique (mot à la mode en 2015) mais pas barbante. Et pour “Antitaxi”, dans une version d’ailleurs très rageuse. Sacha transforme en mode inversé le fameux “break” de guitare surf situé avant la partie chantée. Il en fait de même pour les sons aigrelets de son instrument que l’on entend entre chaque phrase scandée « Prends le bus ! Prends le bus ! Antitaxi ! (etc.) ».

L’alchimie créative entre les membres du groupe coule de source, à plein régime, de manière limpide. Il y a Marlon Magnée (claviers, chant masculin lead), Sacha Got (guitare électrique au son surf et clair la plupart du temps, chant masculin, parfois au clavier), Sam Lefèvre (basse), Noé Delmas (batterie).

Nuñez Hijo, aux claviers, quelquefois percussionniste, est le Flavor Flav (Public Enemy) punky showman de La Femme. Au Trianon le 14 novembre 2013, il était peinturluré en marsupilami. Ce soir au Point Ephémère, sous sa cagoule noire ¡ ay caramba !, il est un amusant subcommandante latino parigot du dimanche.

Clémence Quélennec est “la” chanteuse idéale qu’il fallait à La Femme. Au niveau visuel et vocal, elle est le pivot central du groupe. Elle dose de manière subtile et spontanée ses très nombreuses interventions vocales.

Dans la retenue tout en étant franchement (et heureusement) présente, elle apporte l’indispensable touche féminine nécessaire à un groupe portant un tel patronyme.

En prime, son look scénique mi-Années Folles mi-Rose Bonbon & Palace 80s est à chaque fois parfait. Toujours en adéquation avec la musique, les clips, chansons et photos de La Femme.

Ce concert précieux et éclatant au Point Ephémère est parfaitement maîtrisé. Tout en laissant un maximum de place à la dinguerie spontanée de Marlon & co.

Il laisse présager un futur deuxième album de La Femme aussi brillant et élégant que le chef-d’œuvre “Psycho Tropical Berlin” (2013).

Plusieurs morceaux, qui figureront sur leur futur Compact Disc Laser sont joués ce soir. En intro : “Mystère”, ritournelle poppy instrumentale et enjouée.

Ensuite, deux inédits, jamais joués à Paris auparavant. Le premier est basé sur un gimmick tubesque et carré, alliant guitare rythmique funk’n’surf de Sacha et sons de claviers mi-sixties mi-french 80s par Marlon, Clémence et Nuñez. La rythmique basse/batterie est à la fois tranquille et solide.

Les paroles, interprétées par Sacha (lunettes noires, chemisette estivale ouverte & t-shirt), sont pile poil dans l’esprit textuel à la fois mystérieux et simple de La Femme. Extraits : « Tu es partie / Je suis seul dans mon lit / Tous les soirs / (…) Qu’est-ce qu’il se passe ? / Il faut chasser le diable / Qui est en moi / (…) Énerve-toi / Exorcise-moi (…) » Avec en prime, joué par Sacha, un super solo de guitare surf.

La seconde nouveauté, sur un rythme rapide et enjoué, est une sorte de thème western nouvelle génération. Avec des ambiances à la Ennio Morricone ou Chris Isaak, revues et corrigées par des jeunes Parisiens azimutés.
Les nappes de claviers sonnent, d’une certaine façon, comme des cuivres mariachi. Sacha effectue de majestueuses envolées avec sa guitare. Un peu comme le générique d’ouverture du film “La folie des grandeurs” composé par Michel Polnareff. Mais avec un tout autre son de guitare, tout en restant dans cet esprit sixties. Axés autour de déceptions amoureuses, les vers sont interprétés à deux, en simultané, par Clémence et Marlon. Qui jouent aussi de leurs claviers.

La troisième nouveauté est basée sur le canevas musical de “La cabane perchée”, titre joué lors des concerts 2013/2014 mais non publié sur CD. Là-dessus, des paroles sont ajoutées, en forme de dialogue entre Clémence et Sacha.

Là, l’influence de Patrick Vidal et de son ancien groupe Marie & les Garçons est indéniable. Dans la diction et la manière d’assembler les mots les uns aux autres, le son désincarné de la guitare et celui de la batterie.

En prime, il y a l’expression « rien à dire » prononcée à plusieurs reprises. C’est aussi le titre d’une chanson symbolique de Marie & Les Garçons.

Des mots dignes des groupes 1977/1982 de la vague “Frenchy But Chic” (© Jean-Éric Perrin) sont prononcés : « la nuit sera blanche » (La Souris Déglinguée 1986), « contact visuel », « cortex », « blouson de cuir noir », « gin tonic », etc. Il y a des références à d’autres textes de La Femme : « Est-ce que tu ressens des sensations ? » (“Sur la planche”), « transgénital » (“It’s Time To Wake Up”).

“Me suive” est une formidable et envoûtante incantation pop’n’roll. La guitare (surf, là encore) de Sacha et les sons des trois claviers s’entremêlent à merveille. À un moment, Marlon sort un super son rugueux à la “Thriller” de Michael Jackson (au moment de la danse des morts-vivants dans ce clip). Il s’agit là d’une version “courte” de sept minutes de “Me Suive” de Mystère, contrairement à celle de vingt minutes en écoute officielle sur le site Soundcloud depuis février dernier.

Clémence et Sacha ne chantent pas toutes les paroles, juste quelques strophes. Dans leurs voix en live à ce moment-là, il y a moins d’échos et de “delay” que sur l’original réalisé en studio avec un soin exemplaire de psychoperfectionnistes sonores à la Laurent Voulzy. Bonus par rapport à la version studio longue officielle : à la fin, tel un poète hurluberlu, Marlon chante des phrases bucoliques telles que « (…) Je vais chanter sur tous les toits / Bonjour Paris / Je tombe le masque et me revoilà / (…) Place des Invalides, je veux vivre comme je l’entends / (…) Merci aux oiseaux d’avoir chanté ce jour-là / Je me sens si vivant (…) »

Langoureuse et vaporeuse, la “Vague” met en avant la voix pop de Clémence, sur un tempo ralenti, presque reggae. Sauf qu’à l’inverse de ce style, chaque pulsation de Noé Delmas est jouée de façon rock. Dans les futurs concerts, la phrase « Et la vie s’écoule » risque d’être comprise ainsi : « Et la vie, c’est cool ». Encore plus dans le cas où les paroles ne seraient pas retranscrites sur le livret du futur CD de La Femme. Il est clair que ce double sens, l’un mélancolique, l’autre tendance relax les copains, est voulu par Marlon et Sacha.

En clôture du set : “Marie tu respires le sexe”, une provoc’ potache. Le côté alterno gaudriole de La Femme et le titre dispensable de son répertoire.

Flashback : le samedi 18 avril 2015 de 18h10 à 18h40, La Femme a joué sur le podium de la place de la République (Paris) pour le “Disquaire Day” (la fête du disque). “Télégraphe”, “It’s Time To Wake Up (2023)”, “Mystère”, “Vague”, “Nous étions deux”. Puis des paroles inédites, scandées par Marlon, basées à la fois sur la pulsation rythmique de “Sur la planche” et sur les sons de claviers de “Nous étions deux”. En final : “Antitaxi”. Un set de trente-cinq minutes oniriques de dingopop française, magiques et excitantes, pourtant en pleine lumière du jour.

François Guibert

(14 juillet 2015)


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