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 BENJAMIN SCHOOS & THE LOVED DRONES ("Good Luck Universe!") 08/03/2016 La Maroquinerie (Paris) : compte rendu

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GUIBERT FRANCOIS
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MessageSujet: BENJAMIN SCHOOS & THE LOVED DRONES ("Good Luck Universe!") 08/03/2016 La Maroquinerie (Paris) : compte rendu   Lun 9 Mai - 1:26




Nouvelle page spéciale

« Chronique de l'album live “SOS Marie France !”

de MARIE FRANCE & LES FANTÔMES spécial “39 de fièvre”

+ concert “Good Luck Universe!”

de BENJAMIN SCHOOS & LES LOVED DRONES

le 8 mars 2016 à LA MAROQUINERIE (Paris) »

en ligne sur ce lien :
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Chronique de l’album

“SOS Marie France !” (2016)

de MARIE FRANCE & LES FANTÔMES

+ l’album “Good Luck Universe !” (2016)

et concert le 8 mars 2016 à La Maroquinerie (Paris)

de BENJAMIN SCHOOS & THE LOVED DRONES :


“Marie, reviens ! Les rocks les plus terribles” : tel pourrait être le sous-titre clin d’œil de l’album live officiel “SOS Marie France !”. Paru le 8 avril 2016 uniquement en mp3, il est doté d’un puissant son stéréo.

Il a été enregistré le 11 mai 2013 à SOS Recording (studio/salle de concerts) à Ans (Belgique). On peut le considérer comme le témoignage du dernier concert parisien à ce jour de Marie France. Car il s’agit du même spectacle présenté sept jours plus tard à Paris, le 18 mai 2013 au Réservoir.

Il est axé autour de l’album chef-d’œuvre “39 de fièvre”. Ce disque de 1981 a été enregistré avec, outre Philippe Guyot (basse), trois Bijou : Vincent Palmer (guitare, parfois basse et orgue), Dynamite Yan (batterie) et Jean-William Thoury (parolier, réalisateur).

Les Fantômes rejouent avec brio tous ces rock’n’roll mythiques issus du disque phare n°1 de Marie France : “Le diable en personne”, “Chanson magique”, “Dansons”, “Dis-moi oui”, etc.

« Aucune prise n'a été refaite. C'est du 100 % live, mixé trois ans plus tard par Sabino Orsini (East View Studio),
explique Benjamin Schoos du label Freaksville. C'était la première fois que nous jouions ensemble ces classiques du rock en mode yé-yé rock devant un public. Souvenir ému. »

Comme dans les enregistrements de 1981, Marie France excelle en tant que chanteuse rock’n’roll volcanique. Intonations rageuses, voix allant dans l’aigu puis le grave (ou vice versa). Son charisme vocal, tout en sensualité et électricité, de Fujiyama Mama est évident. Qu’elle chante des titres rapides, l’orageux “39 de fièvre” ou le slow sixties “Trop tard” (musique de Palmer), elle y met son feeling frondeur, sauvage, chaud, joyeux et survolté.

En chantant en version française sixties ces standards anglais ou américains, Marie France fait claquer, swinguer et rock’n’roller les mots. Il y a aussi des originaux aux textes écrits par Jean-William Thoury : “Trop tard”, “Comme les autres” et “Chez moi à Paris”, hymne éternel de Marie France. Ce titre lui va comme un gant. Elle reste à jamais une Parisienne flashante, libre, indépendante et mutine.

Auteur de textes à l’humeur rock, Jean-William Thoury a aussi transformé “Lucille” de Little Richard en “Youri”. Il sait retranscrire de façon simple, claire, attrayante des histoires (grandes ou petites) du quotidien de rockers : amour, concerts, virées, sorties, liberté, guitares, fiancées, fureur de vivre, énergie, camaraderie, concerts, musique, motobylettes géantes, insouciance, rébellion, etc. Tout en évitant à chaque vers les banalités textuelles et les clichés que cet univers peut engendrer dans la réalité.

Jean-William est par ailleurs un réalisateur chevronné, sous l’influence artistique (et revendiquée) de Phil Spector. Sa méthode de travail pour les disques de Bijou 1977/1981 comme pour “39 de fièvre” : mettre tous les instruments ainsi que la voix au même niveau, à fond mais de façon équilibrée et orfèvrée.

Les guitares sont jouées par Jampur Fraize (très pub rock, Wilko Johnson, garage, Cramps) et Marc Wathieu. Dans le jeu de ce dernier, on sent sa culture pop mélodique sixties qu’il habille d’un son bien électrique.

Les Fantômes le savent à l’avance : inutile de tenter de reproduire à l’identique et au détail près les fantastiques guitares, rythmiques ou solo, enregistrées par Palmer. Comme l’explique Benjamin Schoos, « Marc Wathieu s'est occupé de diriger les répétitions. Il a soigné les orchestrations en gardant l'esprit de l'album “39 de fièvre” mais sans dénaturer le son des Fantômes (ex-Phantom). » Résultat : un savant mix inspiré des fulgurances gravées à vie de Palmer et l’excellent jeu garage rock du Freaksville sound.

Marc Bouille refait les chœurs des frères Georges et Michel Costa, l’un des éléments clefs de la réussite du disque studio.

Lors du gig à Paname, les quatorze titres de ce 33 tours ont été rejoués dans l’ordre établi avec minutie en 1981 par Jean-William Thoury, de “Chez moi à Paris” à “Dynamite”. En rappel-bonus : “Le détecteur de mensonges” (de l’album “Kiss”, 2012), “Déréglée” et, à nouveau mais dans une version rallongée, “Chez moi…”.

Dans “SOS Marie France !”, c’est le chamboule-tout au niveau setlist. Il manque “Avec toi”, “(La vie me chante) Ouh la la” et “Chéri ce s’ra moi”, titres peut-être pas joués à Ans mais interprétés à Paris. Il a donc fallu rééquilibrer le tout et remanier l’ordre. Tout en y glissant “Le détecteur de mensonges”.

Sur ce live comme dans tous leurs concerts et leurs deux disques studio en commun, Marie France et les Fantômes dégagent une énergie créatrice du tonnerre. Ce groupe belge est une bénédiction pour elle.

Dix ans déjà que Benjamin Schoos, Pascal Schyns (basse), Geoffroy Degand puis Jérôme Danthinne (batterie) & co jouent à ses côtés à intervalles réguliers. Le 20 décembre 2006 au Klub (Paris), ils lui ont redonné l’envie et la possibilité de donner des concerts en formule électrique. Le temps de deux titres revisitées, “Daisy” et Déréglée”. Première rencontre, flash artistique immédiat entre elle & eux. C’était lors du (là aussi) premier concert de Jacques Duvall chanteur.

Quand ils n’accompagnent pas Marie France sur scène ou sur disque, Les Fantômes menés par Benjamin Schoos jouent sous le nom Loved Drones. De façon incompréhensible, les médias alternatifs les classent alors dans la catégorie “krautrock”. Un nom qui fait branché, on comprend pas trop ce que c’est. En fait, c’est un genre musical étrange, bizarre, rebutant, compliqué et fastidieux à écouter. Une sous-division en zone Z du psychédélisme ou de l’effrayante musique progressive.

Alors qu’en fait, les Loved Drones sont un terrible groupe de rock’n’roll à guitares électriques. On l’a écrit dès 2014 : leur précédent album, “The Tangible Effect of Love”, est sans aucun doute le plus invendable du label Freaksville. Les guitares sont mixées en arrière-plan, il y a des ambiances éthérées, etc. Chose également écrite : à l’inverse, ces mêmes morceaux joués live sonnent rock’n’roll en diable. Exactement comme lors des concerts avec Marie France.

En 2016, les Loved Drones sortent “Good Luck Universe !” en 33 tours, mp3 mais pas en CD. Un deuxième album qui reflète parfaitement leurs prestations scéniques (“Nomad”, “Pulse Radar Love”, “Escape From the Terror Drone”). Il est aussi brillant et éclatant que “Femme plastique” (2010), album de sensass’ rock de Miam Monster Miam & les Loved Drones. Et donc, “Good Luck…” représente parfaitement ce que sont les Loved Drones (ou Fantômes) en concert.

Il y a sur ce 33 tours des sonorités psychédéliques (“Canyons”), hindouïstes (“Drone Alone-Crimson Skies”), etc. Mais elles sont discrètes, au fond à droite (et tant mieux), contrebalancées par les guitares, ou transformées en gimmicks synthétiques azimutés. Et durant ces trente-quatre minutes de studio, les guitares et synthés tendance foldingos dominent le tout avec la rythmique échevelée et carrée (Pascal Schyns à la basse, Jérôme Danthinne à la batterie).

Le 8 mars dernier à la Maroquinerie (Paris), les Loved Drones ont présenté ce disque le temps d’un set de trente minutes (avant la tête d’affiche, Kula Shaker, d’où cette courte durée). Avec un joueur de sitar et Man From Uranus (chant perché et onomatopées, synthé), ils ont reproduit cette ambiance rock roll, mâtinée juste ce qu’il faut d’improvisation seventies.

Grand plaisir de revoir en concert le groupe de Marie France. La prochaine fois, l’idéal serait que l’équipée Freaksville et Marie France From Paris soient réunis de nouveau sur une scène de la capitale française.

Car le live “SOS Marie France !” le démontre : Marie France est la reine du rock lorsqu’il s’agit de chanter des morceaux qui bougent et font remuer, taper du pied, claquer des doigts, sautiller, danser. La musique, la chanson, les concerts, le spectacle, les disques, le show, c’est ce pour quoi elle est faite.

François Guibert
(8 mai 2016)


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