MARIE FRANCE



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 "MARIE FRANCE chante JACQUES DUVALL" (2016) : chronique de l'album

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GUIBERT FRANCOIS
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MessageSujet: "MARIE FRANCE chante JACQUES DUVALL" (2016) : chronique de l'album   Ven 19 Aoû - 0:01




Nouvelle page spéciale

« Chronique détaillée de l'album

“MARIE FRANCE chante JACQUES DUVALL”

(Freaksville, 2016) »


sur ce lien à copier-coller :

http://lachanteusemariefrance.fr.gd/Album--g-MARIE-FRANCE-chante-JACQUES-DUVALL-g---k1-realise-par-Benjamin-Schoos-et-Chris-Cerri%2C-Freaksville%2C-2016-k2---d--chronique-detaillee-.-.htm





• Concert “10 ans de Freaksville” le mercredi 23 novembre 2016 à 20h30
Chez Madame Arthur (75 rue des Martyrs) à Paris.

Avec “MARIE FRANCE chante JACQUES DUVALL”
+ PHANTOM Feat. JACQUES DUVALL (jouent l'album “Hantises”).



••••••••••••••••••••





Chronique de l’album
“Marie France chante Jacques Duvall”


(Freaksville, sortie le 30 septembre 2016) :

En 2016, Marie France demeure une fantastique chanteuse de rock’n’roll. Y compris lorsque, comme sur ce nouvel album, il n’y a aucun morceau électrique et quasiment aucune guitare (1).

Dans ce disque honorant son parolier fétiche depuis 1977, elle interprète des chansons à l’ambiance cabaret intimiste. Formule piano & voix, mâtinée de quelques instruments ici et là. Elle enrobe ces dix chansons d’une envoûtante atmosphère, grâce à sa voix chaude, mutine, chaleureuse, et sa personnalité magnétique. Séductrice, elle se régale à jouer de ses charmes vocaux.

Durant trente-cinq minutes, via la plume élégante et subtile de Jacques Duvall, elle raconte de façon romancée sa vie intime en chansons. Avec conviction, elle transmet toutes les émotions amoureuses (blessures et bonheurs) qu’elle a pu ressentir depuis son adolescence. Un parcours riche en rencontres et en histoires.

C’est le disque de Marie France où sa voix est la mieux mise en valeur. Attention : ses précédents albums (2) sont très bien enregistrés. Simplement, “… chante Jacques Duvall” bénéficie des techniques d’enregistrement optimum 2015/2016, sans traficotage vocal via des logiciels. Et l’optique “piano & voix” permet de mettre le chant très en avant sans que l’orchestration ne soit reléguée au fond.

Trois titres composés par Benjamin Schoos figurant sur les CDs “Phantom feat. Marie France” et “Kiss” sont rejoués et rechantés, dans une ambiance plus feutrée.

Ainsi, pour “Bleu”, la percussion rythmique de Geoffroy Degand, le violon de Henri Graetz et la guitare (sur la première version de 2008) laissent la place au piano de Chris Cerri. Marie France chante ces paroles de façon adéquate. C’est-à-dire comme si elle avait le cœur dévasté.

Sur l’album “Kiss” (2012), elle interprète “Un garçon qui pleure” en duo avec Chrissie Hynde, l’une de ses réelles amies depuis la fin des années 1970. Aussi authentique que ce soit ce tandem féminin, l’accent anglais-en-français de la miss Pretenders rebute. Il empêche d’apprécier pleinement le morceau. Cette fois, le texte est chanté d’un bout à l’autre par Marie France. C’est désormais la version de référence, celle qui coule de source.

“Ménage à trois” demeure la ballade qu’elle était lors de sa création en 2008. Les guitares pop sixties originelles en moins, une brise sonore italienne en plus, grâce aux sons de mandoline. On peut la rapprocher de “La villa Borghini” (album “Beau futur” de Benjamin Schoos, 2014).

François Bernheim a composé deux musiques : “C’est Paris” et “Un garçon qui pleure”. Sa griffe : un style pop mélancolique, avec des envolées langoureuses.

“C’est Paris” décrit l’attachement indéfectible de Marie France à la ville lumière. Même si elle n’est pas dupe de l’attitude élitiste des gandins et autres « gus tellement snobs ». Tel ce « ringard qui se pense / L’arbitre des élégances », bien qu’il s’agisse d’une métaphore duvallesque concernant la capitale.

Marie France y a résidé de 1962 à février 2015. Elle y a vécu de grandes histoires d’amour, connu tous les vertiges, fait la fête (“égérie des années Palace”, etc.). Elle y a travaillé sans relâche au sein de revues scéniques (Ange Bleu, Alcazar, “Mugler Follies”) et donné de nombreux concerts.

Le refrain au classicisme mélodique bon teint de “C’est Paris” est dans la tradition de la variété française respectable. Ce n’est pas le cas pour les couplets. On retrouve alors le phrasé irrésistible de celle qui reste à jamais une Parisienne par excellence.

Le bouleversant “Boulevard des rêves brisés”, à l’humeur désespérée, est une adaptation française de “Boulevard of Broken Dreams”. Elle est beaucoup plus poignante que la version tsigane, rèche et déprimante de Marianne Faithfull sur son album “Strange Weather” (1987).

Les sons additionnels d’orgue (ou de synthé) joués par Chris Cerri sur ledit “Boulevard…” renforcent l’impression d’une dérive nocturne tournoyante dans les rues de la capitale. Mêmes sensations lorsque Jean-François Assy intervient au violoncelle sur “À mort l’amour”. Sur son CD “China Man Vs China Girl” (2012), Benjamin Schoos la chante accompagné de nombreuses cordes (violons, violoncelles) et dans des arrangements fastueux. La version de Marie France bénéficie d’un traitement musical minimaliste, tout aussi réussi.

Dès l’an 2000, lors de ses récitals “La fille au cœur d’or” (3), elle interprétait “Marcello” (ici avec une mandoline couplée au piano en guise de gimmick sérénade) et “J’veux cet homme”. Ces enregistrements studio sont plus sophistiqués que les maquettes audio d’époque.

Marie France chante ces paroles dorénavant de manière beaucoup plus souple et enjouée. Tel ce passage : « Il est très recherché / Entre autres par tous les flics de France » dans “J’veux cet homme”. Une chanson gentiment délurée, au refrain cha-cha-cha tendance Gillian Hills, et où Marie France est en pleine parade amoureuse.

“Quand j’embrasse un salaud” propose un texte reflétant parfaitement l’esprit facétieux de Jacques Duvall. Comme pour chaque chanson, il se glisse dans la peau de son interprète. Il en fait de même pour Alain Chamfort, Benjamin Schoos ou Lio.

Et donc là, il fait chanter à Marie France des paroles où elle butine d’un homme à un autre, selon son bon plaisir. Avec ici un penchant déclaré pour les “mauvais garçons”.

Pour “Le cercle rouge”, on ressent les mêmes émotions qu’à l’écoute de”Bleu”. Elle met beaucoup de son vécu amoureux dans l’interprétation de ce texte. Par exemple, lorsqu’elle prononce les mots « le nom d’une autre femme » (entre autres).

Christophe Cerri joue du piano Steinway et de quasiment tous les instruments (clavier, orgue, percussions, basse, hautbois, mellotron). Son jeu pianistique est fluide. Il a une indéniable technique professionnelle mais elle ne prend pas le pas sur le feeling et le plaisir de jouer.

On n’oublie pas le violoncelle de Jean-François Assy (4). Ni le discret jeu de batterie de Jérôme Danthinne sur “Quand j’embrasse un salaud” et “Ménage à trois”.

Christophe Cerri et Benjamin Schoos font un travail phénoménal en matière de production et d’arrangements (et de mixage pour Christophe, avec Gilles Martin). Une réalisation simple en apparence et élaborée. Aucune boursouflure sonore.

L’équipe Freaksville sait comment enregistrer, produire, mixer un disque (de rock’n’roll, de chanson, etc.) pour que le résultat soit percutant. Le son des disques Freaksville est toujours impeccable sans être lisse. Il y a de la vie et de l’excitation dans les réalisations de ce label belge. Avec de vraies chansons, aux textes et musiques solides et inventifs.

François Guibert

(6 août 2016)

(1) : hormis sur “Quand j’embrasse un salaud”, où il y a un euphorique solo électroacoustique de guitare. Dans l’esprit du jeu de Yan Péchin, il est joué par Christophe Cerri.

(2) : “39 de fièvre” (1981), “Marie France” (1997), “Raretés” (2006), “Phantom Feat. Marie France” (2008), “… Visite Bardot” (2009), “Kiss” (2012), le live “SOS Marie France !” (2016).

“39 de fièvre” est un chef-d’œuvre de rock’n’roll conçu avec trois membres du groupe Bijou : Vincent Palmer (guitares, direction musicale, arrangements, quelques sons de basse), Dynamite Yan (batterie) et Jean-William Thoury (parolier, réalisateur, assisté par Paul Scemama). Ainsi qu’avec Philippe Guyot (basse, orgue), Georges & Michel Costa (chœurs).

(3) : avec Valentine Duteil (violoncelle) et Christophe Cravero (piano).

(4) : il a accompagné Alain Bashung sur “La tournée des grands espaces” (2003/2004) et le “Bleu pétrole tour” (2008/2009). Il a également joué aux côtés de Daniel Darc durant ses concerts “La taille de mon âme” (2011/2012, avec le pianiste Rémy Bousseau).


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GUIBERT FRANCOIS
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MessageSujet: Re: "MARIE FRANCE chante JACQUES DUVALL" (2016) : chronique de l'album   Ven 2 Juin - 11:54




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« Compte rendu des concerts “MARIE FRANCE chante JACQUES DUVALL”

les 25 novembre 2016 + 23 & 24 février 2017 au Divan du Monde (Paris) »


sur ce lien :
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Marie France “chante Jacques Duvall”

— le vendredi 25 novembre 2016
au Divan du Monde
puis une chanson chez Madame Arthur

— les jeudi 23 et vendredi 24 février 2017
au Divan du Monde (Paris) :


Marie France fait les choses avec cœur et artisanat. Durant plusieurs semaines, cette Parisienne éternelle (vivant désormais à Sète) travaille chez elle les textes et l’interprétation de ses chansons. Elle sait qu’elle est attendue par ses fidèles et admirateurs.

Elle choisit avec soin quels titres elle interprétera devant son public francilien fétiche, et dans quel ordre. À ses côtés au quotidien, une féline spectatrice, chanceuse et privilégiée : sa chihuahuatte Lili.

Le retour scénique de Marie France à Paris, la ville qu’elle symbolise à jamais, se fait en deux volets. D’abord un concert en tête d’affiche pour les 10 ans du label Freaksville, accompagnée par le pianiste belge Christophe Cerri.

Puis un autre concert trois mois plus tard, toujours en duo piano & voix avec ce même musicien. Pour fêter une expo sur l’esprit rebelle 1969/1989 franco-français de France. Elle en est l’emblème via le visuel géant “Je ne me quitterai jamais” (1982) conçu par Pierre & Gilles, en devanture de la Maison Rouge à la Bastille (1).

Pour chacune de ces deux prestations, elle met à l’honneur les titres de son 33 tours “Marie France chante Jacques Duvall” (2016). Marie France peut être fière de l’éclatante réussite artistique de cet album piano & voix (plus quelques autres instruments de-ci de-là). Les musiques et arrangements, joués et conçus par Chris Cerri et Benjamin Schoos, sont impeccables.

Ce disque est un chef-d’œuvre, et la pierre angulaire du catalogue Freaksville. Il restitue exactement ce qu’est Marie France comme chanteuse, artiste, ainsi qu’en tant que femme. On peut aussi le considérer comme étant le plus beau témoignage d’amour entre une chanteuse et son auteur fétiche n°1 depuis quarante ans.

Monsieur Duvall connaît Marie France sur le bout des ongles, depuis le 45 tours “Déréglée”/“Daisy” (1977, avec Jay Alanski à leurs côtés). Il devine pile poil et sait les tourments intimes, bonheurs, fêlures, joies que Marie France a connus tout au long de sa vie (amoureuse mais pas seulement). De sa période jouvencelle (années 1960 & 1970) à la mégatop Fujiyama Mama rock roll d’enfer qu’elle est devenue depuis les 80s.

Il retranscrit à sa manière ces sentiments et émotions à travers ses textes pour ces chansons. Elle les interprète à merveille, avec sa touche vocale chaude, glamour, attractive, chaleureuse. Sur disque comme lors de ses deux concerts au Divan du Monde.

En 2016/2017, elle reste au top de son attractivité scénique. Par sa voix, sa présence, sa prestance, la féminité maximale qui émane d’elle en permanence. Elle est tour à tour langoureuse, joueuse, mélancolique, mutine dans son chant, en connivence avec son public.

Hormis le rappel a cappella “On se voit se voir”, le premier concert est entièrement consacré à l’œuvre textuelle de Duvall mise en musique : “Ménage à trois”, “J’veux cet homme”, “Marcello”, “Bleu”, “Un garçon qui pleure”, “À mort l’amour”.

Elle interprète “Le cercle rouge” au milieu du spectacle avec un clavier sonorisé trop fort à ce moment-là. Lors du rappel, elle tient à le rechanter. Afin d’en faire pour le public une version dont elle soit satisfaite.

“Boulevard des rêves brisés” devient ici volontairement “Boulevard des cœurs brisés”. Avant le rappel, elle chante deux autres titres jamais présentés en scène auparavant : “Quand j’embrasse un salaud” et “C’est Paris”.

Le second concert (23 février) retrace son parcours artistique et musical, depuis “On se voit se voir” (1976) jusqu’à l’album de 2016. Sur dix-sept titres, douze ont des paroles signées Duvall, dont “Ménage à trois”, “Marcello”, “Un garçon qui pleure”, “Bleu”, “Champs-Élysées”, “Quand j’embrasse un salaud”.

Le rock’n’roll “Chez moi à Paris” (Jean-William Thoury/Dynamite Yan de Bijou) et le punky “Déréglée” sont joués au piano par Chris Cerri sur un tempo rapide et enjoué. Tout comme le latino funk pop “Je ne me quitterai jamais”. Les refrains de ces trois chansons sont joyeusement repris en chœur par plusieurs spectateurs. Ce qui ravit Marie France.

“The Flame”, titre en anglais signé Marc Almond, nécessite une attention soutenue pour entrer pleinement dedans en tant que spectateur.

Une salutation est faite à son ami Daniel Darc via “Las, dans le ciel…”. Un texte qu’il avait écrit pour Marie France sur une musique de Yan Péchin (pour l’album paru en 1997). Elle n’a pas chanté ce morceau depuis son concert “Par amour” le 15 mai 2010 au Mac/Val de Vitry (94).

“Le cercle rouge” est chanté devant celle qui en a composé la musique : la chanteuse Amina, installée au pied de la scène.

Le 25 novembre, le public écoute avec attention le chant de Marie France et les paroles de monsieur Duvall. C’est aussi le cas le 23 février. Sauf que ce soir-là, chose énervante : à un mètre de la scène et de l’artiste, quelques personnes parlent, rient régulièrement entre elles, de façon exubérante. Sur cinq ou six titres. Devant la chanteuse en train de chanter. Même si ce n’est pas dans l’intention de saborder le spectacle.

Quand on va à un concert, c’est pour écouter les chansons et la musique, voir le groupe ou l'artiste les interpréter. Pas pour sortir des blagues ou parler en plein pendant les morceaux.

Comme si ces propos étaient tellement importants (alors qu'en fait, ils sont sans intérêt) que ça ne pouvait pas attendre la fin du concert. Ça perturbe l'écoute des spectateurs alentour et, sans aucun doute, ceux qui sont sur scène, même s’ils ne le montrent pas. Ce n'est respectueux pour personne.

Bonus du 25 novembre : “Elle est folle”, paroles et musique de Frédéric Botton (abum “Raretés”, 2006). Titre interprété 100 % live, en fin de soirée chez Madame Arthur, avec la Troupe de même nom. Une équipe d’artistes très pro, dans le bon sens du terme : sérieuse, enthousiaste, passionnée, qui renouvelle chaque semaine son spectacle. Au piano ce soir-là : Charly Voodoo, au doigté précis et alerte.

La scène est en forme de bonbonnière, et un lieu symbolique pour Marie France. Là où se sont produites deux femmes qui comptent beaucoup pour elle : Coccinelle (1) et Bambi. Cette dernière, présente le 25 novembre dans le public, est l’une des vraies amies de cœur de Marie France depuis plusieurs décennies.

Parmi les spectateurs, il y a plusieurs personnes proches de Marie France : Yan Péchin, Fifi Chachnil, Paquita Paquin, Pierre & Gilles (présents aux deux concerts), Jean-William Thoury (le 25) et bien d’autres.

Le 25 novembre, il y a Alain Chamfort venu uniquement en spectateur. Très discret, il assistera à l’intégralité du concert de Marie France (et celui de Phantom Featuring Jacques Duvall en première partie). Adossé au mur près de la porte d’entrée de chez Madame Arthur, il la verra chanter “Elle est folle”.

C’est important de mentionner sa présence. Car Chamfort est lui aussi un interprète majeur longue durée (2) de Duvall. Il vient le voir ce soir ainsi que Marie France en ami sincère et authentique.

Le vendredi 24 février, a lieu une soirée “French Parade”. Bon nombre de participants viennent pour le blind test années 1980 animé par le DJ habituel de ces soirées. Auparavant, sur la scène du Divan, la Troupe de Madame Arthur présente un spectacle de quarante-cinq minutes.

Durant ce show, Marie France chante trois titres, dont deux écrits spécialement pour elle par Frédéric Botton (toujours sur l’album “Raretés”). Un privilège pour les spectateurs présents, dont certains n’ont peut-être pas forcément conscience. Marie France est dans sa robe lamée, moulante et scintillante, avec de multiples mains noires en guise de motifs.

En guise d’accompagnement musical, l’accordéoniste L’Oiseau Joli (membre de la troupe), très bon et enthousiaste, est à ses côtés.

D’abord, “Elle est folle”, où les autres membres font les chœurs : « Elle est folle ! Elle aime l’alcool ! Elle est folle, vraiment complètement folle, d’aimer autant l’alcool ! » Puis “L’amour avec des gants” en duo avec Monsieur K (maître loyal scénique des lieux).

Enfin, une reprise d’Edith Piaf, “A quoi ça sert l’amour” (que Marie France fait en version pop dansante avec Marc Almond sur le CD “Raretés”). Elle la chante en duo avec Patach’Touille (de la Troupe).

L’album et les concerts “Marie France chante Jacques Duvall”, ce sont de grandes chansons parfaitement interprétées vocalement. C’est Marie France au-delà de l’imagerie officielle (“égérie des nuits parisiennes des années 1970/1980”, etc.).

« J’ai l’impression que je passe au travers des modes et du temps. Un peu comme un ange que je risque de ne pas être. Je me suis toujours sentie hors du temps. Je peux passer d’une femme à l’autre, prendre mille visages. Mais je suis sûre d’une chose : c’est qu’au fond de moi, je suis toujours la même. »
(© Marie France dans le livret de la réédition CD 2000 de “39 de fièvre”).

François Guibert
(5 mai 2017)

(1) : jusqu’au 21 mai au 10 boulevard de la Bastoche, 75012, où se déroule l’expo “L’esprit français, contre-cultures 1969/1989 ”. Il y a plusieurs documents relatifs à Marie France : l’affiche de son concert “39 de fièvre” du 4 juin 1981 au Palace, les photos “L’engrenage” et “Le purgatoire” de Pierre & Gilles, etc.

(2) : depuis le single “Paradis” (1981). Mais surtout à partir du 33 tours “Tendres fièvres” (1986), vrai premier album captivant d’Alain Chamfort. Avec cinq formidables textes signés Duvall.

(3) : « Celle qui a illuminé mon enfance : la grande Coccinelle. »
(© Marie France, 6 novembre 2015, sur sa page Facebook)



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