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 LA FEMME 02/12/2016 Eaubonne + 27/01/2017 Zénith + 27/04/2017 Cité des Sciences (Paris) : compte rendu

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GUIBERT FRANCOIS
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MessageSujet: LA FEMME 02/12/2016 Eaubonne + 27/01/2017 Zénith + 27/04/2017 Cité des Sciences (Paris) : compte rendu   Ven 2 Juin - 12:46




Page spéciale

« Comptes rendus détaillés des concerts “MYSTÈRE” de LA FEMME

— le 2 décembre 2016 à l'Orange Bleue à Eaubonne (95)

— le 27 janvier 2017 au Zénith (Paris)

— le 27 avril 2017 à la Cité des Sciences (Paris) »

sur ce lien :
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1°) LA FEMME

Avec Marlon Magnée (chant, claviers),
Sacha Got (guitare, chant, theremine),
Clémence Quélennec (chant, claviers),
Sam Lefevre (basse, claviers, flûte, tambourin)
Nunez Ritter (claviers)
et Noé Delmas (batterie).

Chronique de l’album “MYSTÈRE” (2016)
+ compte rendu des concerts
le vendredi 27 janvier 2017 au Zénith (Paris)

et lors de la soirée “Sciences frictions”
le jeudi 27 avril 2017 de 22h15 à 23h30
à la Cité des Sciences et de l’Industrie (Paris) :


Les albums “Psycho Tropical Berlin” (2013) et “Mystère” (2016) sont ce qu’il y a de plus attractif, séduisant et accrocheur dans la pop française de l’actuelle décennie. Tendance dingo psychopathe tous azimuts. Mâtinée d’un maximum de styles : rock’n’roll, yé-yé, punk, twuyst, chanson, funk, un soupçon de rap et de deejaying (“Exorciseur”), sono mondiale pas rébarbative, etc.

En les écoutant, ces disques procurent de durables sensations addictives, superpositives et réjouissantes.

Marlon Magnée et Sacha Got, les auteurs-compositeurs du groupe, créent des chansons exceptionnelles. Énergiques et dynamiques, elles filent la patate et font vibrer l’auditeur à tous les coups. Même après des centaines ou milliers d’écoute.

Elles sont ancrées dans leur quotidien parisien (“SSD”, le 75010 où ils résident lorsqu’ils ne sont pas en tournée) et portées vers d’oniriques rêveries (“Vagues”, “Le chemin”).

Sur l’album “Mystère”, La Bande à Sacha & Marlon fend l’armure gothique pop chouettement glaçante de “Psycho Tropical Berlin” (“Packshot”, “Hypsoline” “Saisis la corde”). Cela ne veut pas dire que ce premier CD est à dénigrer depuis septembre 2016 et la parution de “Mystère”.

Les deux disques sont d’une même haute teneur créative. Ils ont une ambiance globale différente (avec, à l’intérieur, plein de styles d’un titre à l’autre).

“Psycho…” sonne plus mi-synthétique mi-organique. “Mystère” est orienté vers la chanson (“Le vide est ton nouveau prénom”) et des tempos lents. Avec des accélérations punky (“Tatiana”) ou de la musique électronique de danse rapide de jeunes (“SSD”).

On décèle dans les textes de “Mystère” une profondeur (“Tueur de fleurs”, “Où va le monde ?”) qu’il n’y a pas dans ceux de certains titres de “Psycho Tropical Berlin” (“Antitaxi”, “Welcome America”, “Nous étions deux”, “Sur la planche”).

Marlon et Sacha écrivent leurs émotions vécues à propos de la vie, de l’amour (“Le vide est ton nouveau prénom”). Et même de la mort (un de leurs amis d’enfance de Biarritz est décédé en 2015) dans “Vagues”, sans pour autant que ce soit dépressif. Au contraire, les chansons des LF sont euphorisantes, même quand les textes sont d’humeur désabusée.

Dans “Septembre”, ils racontent leurs souvenirs d’enfance avec leurs regards d’adultes. En gardant à l’esprit qu’il faut toujours faire ce qu’on veut et ce qu’on aime dans la vie. Sans se laisser polluer l’existence et le moral par des parasites et de mauvaises vibrations.

“Couteau”, disponible début septembre 2016 dans une édition digipack Fnac limitée, est un solide bonus très intéressant. Ce n’est pas un reliquat nazebrock de session studio. Par son aspect robotique, ce morceau (jamais joué en concert) se rapproche de “Packshot”, “La Femme ressort” et “Si un jour”.

Les La Femme ont assimilé les incontournables et les perles peu connues de la culture musicale française. Des années 1960 (voire même d’avant) à aujourd’hui. Tout en ayant leurs oreilles ouvertes vers les musiques et groupes des autres pays (“Al Warda”, “Psyzook”). Qu’ils découvrent au fil des concerts donnés à travers le monde depuis 2011.

Clémence Quélennec est la figure de proue visuelle et vocale du groupe. Elle incarne à merveille La Femme. Ses tenues de scène sont toujours impeccables. Au Zénith, elle abore une veste jaune brillante, les cheveux laqués et plaqués en arrière (par Dyna Dagger avant le show dans la coulisse).

Classe et concentrée, elle chante pile poil comme il faut les textes écrits par Sacha et Marlon. Clémence est aussi l’auteur du refrain rappé de “Exorciseur”, où elle joue avec les syllabes et onomatopées. Clémence représente La Femme par excellence.

Le 27 janvier 2017 au Zénith, La Femme présente un spectacle aussi enthousiasmant, artistiquement riche et abouti que leur concert du 23 mars 2016 à l’Olympia. Et de la même durée pas ennuyante : deux heures. Tout en étant différent dans l’ordre et le choix des morceaux.

Ainsi, au Zénith, “Al Warda” (1), “Le vide est ton nouveau prénom”, “Exorciseur”, “Tueur de fleurs” prennent la place du triptyque “La Femme”/“Interlude”/“Hypsoline”, “de “Amour dans le motu”, Mystère”, “Always in the Sun”, “Le blues de Françoise”, “Me suive”, “Psyzook”, “Welcome America” interprétés à l’Olympia.

Chaque morceau est conçu comme un tableau mi-music-hall futuriste, mi-sciences-fictions gonzo pop avant-gardiste.

Depuis mars 2016, par-ci par-là, le groupe joue régulièrement les nouveautés de l’album “Mystère”. Ils en ont amélioré/intensifié l’interprétation depuis septembre dernier (quand est sorti ce disque). Notamment en les jouant en première partie des Red Hot Chili Peppers en septembre/octobre (dont trois Bercy) puis en tête d’affiche en Amérique (du Sud comme du Nord).

Les doigts sur leurs synthés (et basse, batterie, guitare), ils maîtrisent pleinement les versions scéniques de leurs propres chansons. Ils peuvent ainsi faire ce qu’ils en veulent et ajouter de multiples détails sonores selon leurs envies du moment.

Marlon s’amuse régulièrement à triturer les sons sortant de son clavier (“Sphynx”, entre autres). Pour que cela donne des sons impeccablement dissonants et étranges. Ils jouent aussi les mêmes parties de synthé mais avec une autre sonorité.

Le groupe prolonge comme bon lui semble “It’s Time to Wake Up (California 2023)” pour faire entrer les spectateurs dans une sorte de transe.

Durant des mois, la Bande à Sacha & Marlon a préparé ce spectacle unique de façon consciencieuse et déterminée. Entre deux dates de concerts données hors de la capitale française.

Ne lésinant sur rien, ils réalisent ce qui est le mégashow pop français à Paris de l’année 2017. Réussite totale, à tous points de vue. Comme la consécration de la première grosse étape (six à sept ans d’existence) du parcours de La Femme. Devant six mille dingofans accros à “Psycho Tropical Berlin” et “Mystère”.

Au Zénith, par rapport à l’Olympia, il y a en plus une dimension de mégashow total. Avec un éblouissant jeu de lumières, différent à chaque titre.

La participation du collectif de danseurs goth pop high tech House of Drama à ce show est essentielle : Aymeric Bergada du Cadet (qui a aussi assuré la mise en scène avec Marlon Magnée), Dyna Dagger, son déluré acolyte Igor Dewe, Ylva Falk, Amélie Poulain. Ils étaient déjà de la partie sur scène lors du concert de La Femme le 14 novembre 2013 au Trianon.

Ils interviennent sur de nombreux morceaux (dont “Elle ne t’aime pas”), avec d’extravagantes et scintillantes tenues, différentes à chaque apparition. Un coup, ils sont en Égyptiens növö d’il y a plus de deux mille ans (“Sphynx”), une autre fois à la “Kill Bill” (le film de Quentin Tarantino) pour le final “Antitaxi”. Et ainsi de suite.

Sur “SSD”, les filles se la jouent aguicheuses sexy tandis qu’Igor Dewe est habillé en gentleman farmer. Pour ce titre, comme sur le disque, Dyna Dagger fait la voix de l’accorte dame des « rues du Paris tragique » (« Ben alors toi ? Qu’est-ce tu fais là ? », etc.).

À gauche et à droite de la scène : deux portraits géants (de six à dix mètres de hauteur) de Grace Hartzel, égérie visuelle du groupe. Vêtue en “Sphynx” (comme dans le clip du même nom et dont elle est la vedette). Avec ce même look de Cléopâtre ressuscitée et inquiétante, elle apparaît en vrai, aux côtés de House of Drama, durant la version live de “Sphynx” ce soir au Zénith.

Spécialement pour cette date, trois violonistes lookées LF (béret classe sur la tête) : Gabriella Celia, Clara Dachin, Valentina Gasparini. Elles interviennent sur “Sphynx”, “Sur la planche”, “Al Warda”, “Le vide est ton nouveau prénom”.

Aurélie Magnée (chant lyrique) fait les chœurs sur “Al Warda” ainsi que “Le vide est ton nouveau prénom”. C’est elle qui fait la même partie vocale, enregistrée en l’église Saint-Eustache, Forum des Halles, 75001, sur la version studio de ce morceau.

Clara Luciani se partage le chant avec Clémence Quélennec sur “Vagues”, avec Marlon Magnée sur “It’s Time to Wake Up”. Elle fait les chœurs sur “Al Warda”, dont la voix lead est assurée par Sarah Benabdallah (comme sur l’album).

Comme à Sannois (18 mars 2016) et à l’Olympia, et comme sur l’album “Mystère”, Angela Hureau chante la comptine yé-yé pop entraînante “Septembre”.

DJ Pone fait des scratches sur “Exorciseur”. Jacques (disc jockey branché, un proche du groupe) intervient à la guitare funk sur “SSD”.

La Femme se renouvelle d’une prestation à l’autre. Elle expérimente diverses formules musicales, avec tels invités, telle chanteuse amie en guest. On peut le constater en comparant le concert du Zénith avec celui, deux mois plus tard, à la Cité des Sciences.

Dans cette salle le 27 avril, durant une heure quinze, ils font des arrangements sensiblement différents. C’est le cas pour “Sphynx”, “Packshot”, “Où va le monde”, “It’s Time to Wake Up” et “Nous étions deux”.

Grace Hartzel vient chanter “Always in the Sun”. Une flûtiste japonaise intervient sur “Nous étions deux”, “It’s Time to Wake Up (California 2023)” et “Vagues” (mais, par contre, on ne l’entend guère dans la sonorisation.

Igor Dewe et Dyna Dagger (du collectif House of Drama) dansent aux côtés des La Femme durant “Sphynx”, “Elle ne t’aime pas”, “Sur la planche”, “Paris 2012”, “Tatiana”, “Antitaxi”.

Environ mille personnes chanceuses assistent à ce concert payant, pas cher (23 €) et ouvert à tous. Logique et mérité que des centaines de milliers de jeunes en France et dans plein d’autres pays se retrouvent dans les morceaux de La Femme. Paroles (même quand ces auditeurs ou spectateurs ne parlent pas français) comme musiques. Ainsi que dans leur démarche artistique avant-gardistes, leurs visuels (pochettes de disques, photos freestyle sur l’internet), leurs tenues scéniques.

François Guibert
(27 mai 2017)
 
(1) : la chanson “Al Warda” n’a été jouée auparavant qu’une fois, le 18 mars 2016 à l’EMB de Sannois (95).

N.B. : le 31 août 2016 au studio 105 de la Maison de la Radio, La Femme a donné un miniconcert de quarante minutes pour l'émission “Foule sentimentale” (France Inter). Dont “Sphynx” en introduction et “Tueur de fleurs”, deux titres qui n’ont pas été diffusés dans cette émission animée par Didier Varrod.
Dans le public, il y avait la chanteuse et pianiste Juliette Armanet. Elle était venue en collègue Barclay de La Femme. Didier Varrot l'a interviewée, lui demandant si, par hasard, ce ne serait pas sa chevelure qui aurait servi de modèle à la pochette de l'album “Mystère”. Elle n'a ni démenti ni confirmé cette supposition bien informée mais n’était pas surprise par la question.
Il suffit de regarder les pochettes de son EP quatre titres “Cavalier seule” (2016) et de son premier album “Petite amie” (2017), et on a la réponse.





2°) LA FEMME

le vendredi 2 décembre 2016 de 21h35 à 22h50
à L'Orange Bleue à Eaubonne (95) :


Concert de La Femme super abouti. Impressionnant de rigueur et de dinguerie musicale parfaitement maîtrisée et spontanée.

Déjà, les concerts à l'EMB de Sannois (95) le 18 mars et à l'Olympia (Paris) le 23 mars étaient enthousiasmants. Avec un maximum de nouveautés et une créativité de chaque instant.

Là, par rapport à ceux-ci et aux miniconcerts (Maison de la Radio, Flow, Fnac Bercy) en août septembre, on sent toute la tournerie live accumulée au fil de leurs concerts chez les Américains d'Amérique (du Sud). Et ailleurs dans le monde, en octobre/novembre.

Ils rajoutent partout plein de détails sonores qu'il n'y avait pas lors des concerts de mars dernier. Ils affinent 
le trait à de nombreux endroits : dans les musiques, voix, arrangements, choeurs, le jeu de scène, la cohésion de groupe de rock scénique sous influences multiples.

Ils rajoutent deux chansons à leur set live : “Le vide est ton nouveau prénom”, “Exorciseur”. Et aussi “Tueur de fleurs”, qu'ils ont toutefois déjà présentée lors des miniconcerts parisiens à la rentrée. La sonorisation est excellente

L'album “Mystère”, c'est tout le génie de la musique pop (dynamique et jeune) de France. C'est un disque dont tous les Français et Françaises peuvent être fiers. C'est un chef-d'oeuvre, aussi fort que “Psycho Tropical Berlin”. Avec dedans encore plus de chaleur, d'émotions profondes et de sons organiques.

La Femme, c'est la locomotive musicale française n°1 parmi les groupes de jeunes, destination le monde. La Bande à Sacha & Marlon, c'est des génies pop français sous des dehors pieds nickelés chouettos, à la cool, bon esprit, total' accessibles. Ça promet pour le concert du Zénith (Paris) le 27 janvier 2017.

François Guibert

(3 décembre 2016, 0h25 du mat')




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